lundi 16 mars 2009

J’AI MAL A MA DEMOCRATIE

Nous avons mal à notre démocratie. Nous essayons de la vivre en jouissant des avantages qu’elle pourrait nous procurer sans nécessairement consentir les sacrifices qui s’y rattachent. La rose sans les épines en somme. Vous libérez un homme de ses chaînes, vous lui offrez les vastes étendues verdoyantes, l’océan et son large, le désert et son silence propice à la méditation et à la sagesse. Rien n’y fait : il vous revient toujours vous demandant les nouvelles consignes.
La démocratie est toujours et partout histoire de marchandages :
Je vote pour tel candidat et en contrepartie je satisfais une amie
Je vote pour tel autre et en contrepartie j’attends qu’il construise un pont.
Je vote pour tel candidat et en contrepartie il reconstruit l’Etat.
Je vote pour lui en contrepartie de l’argent qu’il m’a donné ou du logement qu’il va m’affecter, ou des impôts qu’il va baisser ou encore du poste qu’il va me donner, à moi ou à ma sœur ou à mon père. Il en est ainsi dans tous les pays qui peuvent prétendre jouir de la démocratie.
On entend souvent fredonner comme le refrain d’un disque rayé « le grand problème, la catastrophe » du soutien que certains militaires ont apporté à certains candidats dont Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Les mêmes disent que les militaires n’ont cependant pas obligé quelqu’un à voter pour Sidi Ould Cheikh Abdallahi (faut quand même pas abuser !), reconnaissant sans le réaliser, que les mauritaniens ont donc voté librement. Pourquoi peut-on accepter de voter pour faire plaisir au mari de ma tante et ne pas admettre que d’autres puissent voter pour les mêmes raisons ou des raisons voisines ?
Il y a un minimum syndical, un pré requis sans lequel on ne peut parler de démocratie : il faut que tous puissent voter sans contrainte, librement dans le secret de l’isoloir et qu’on ne sorte de l’urne que le résultat de ce que les électeurs ont librement exprimé. Le problème ici n’est pas de dire aux gens « ne vendez pas vos voix » mais bien de pouvoir leur dire « dans l’isoloir vous êtres libres de voter pour qui vous voulez ».
Dans toutes les démocraties du monde il y a des groupes qui essaient d’influencer le vote (lobbyistes, groupes de pression…) dans un sens ou dans l’autre en distribuant des cadeaux ou en faisant des promesses en tous genres. Il y a là un vrai problème de démocratie : les électeurs votent pour le plus offrant. Mais on ne peut en aucun cas dire que les groupes de pression ont confisqué la démocratie en contraignant un électeur de voter pour un candidat. Ils ont fait une offre pour répondre à une demande. Le marché est librement proposé et librement contracté. Naturellement, on arrive à un autre niveau où un travail plus profond et sur un plus long terme doit être engagé : qu’est-ce qui doit présider au choix d’un candidat ? Pourquoi voter pour celui-ci plutôt que pour celui-là ? Qu’est-ce que le sens d’un vote ?
Nous sommes dans des pays structurellement installés dans la spirale de l’instabilité et en proie à une lutte acharnée pour la survie. Dès lors comment être surpris qu’un électeur n’accorde que peu d’intérêt aux paroles lénifiantes d’un candidat promettant de renforcer les institutions de l’Etat, de recréer un appareil en déconfiture alors que le concurrent propose des sonnantes et trébuchantes qui auront une incidence immédiate et concrète là où l’Etat est perçu d’abord comme l’ennemi, l’entité impersonnelle et abstraite ? Moins que le corrupteur, le vrai problème c’est le corrompu. Lui seul peut exprimer son dégoût et son refus de marchander sa liberté. C’est ça le fond du problème ! Car une fois cet obstacle franchi on n’aura plus à se soucier de l’argent généreusement distribué ou des consignes de vote données par les chefs de tribus ou de confréries. Dans ce contexte vouloir accuser un candidat d’avoir distribué de l’argent ou d’avoir demandé à l’amie de sa nièce de voter pour lui c’est lui faire un procès en sorcellerie.
Abdoulaye DIAGANA
France

143 commentaires:

Bebe BA a dit…

très bien résumé!

c'est vrai qu'on a pas implicitement obligé les gens à voter pour un untel ou untel. Mais comme tu dis, il y'a eu d'autres moyens de pressions.

Mais en même temps, personne n'est obligé de se porter candidat.
Quant on porte candidat dans un pays qui souffert comme le nôtre, ce doit être, pour reprendre tes mots, "pour reconstruire un Etat"; mais pas pour un intérêt quelconque.
Sinon, moi j'appelle cela trahir un peuple qui a eu foi en vous!

Bebe BA a dit…

Mais où est Copiarpegar?
Le thé est déja prêt!

Anonyme a dit…

1ér sans moi bechor bichor Attendez moi et l'ano

copiarpegar

Bebe BA a dit…

Les absents ont toujours tord.
En tout cas c'est ce qu'on nous appris à l'école 3.
Donc plainds toi à Ablaye, qui a laissé sa Khaima vide

Ɔopiarpegar a dit…

Abdoulaye DIAGANA,

comme dit ma soeur Bebe Ba très bien résumé.

Ɔopiarpegar a dit…

ano wehay dans la kheima

Ɔopiarpegar a dit…

le trio imbattable jayine non weylak copiarpegar

DIAGANA see you soon
eneu hrabt

Anonyme a dit…

Haatheu c'est un excellent résumé. Le na'na molli jay min boughé, du côté chez bebe. Personne n'est obligé d'être candidat; personne n'est obligé de voter contre de l'argent.

Bebe BA a dit…

Ablaye, comme tu as derseté ta tente,copiarpegar, les autres et moi, on va partir boire le thé ailleurs!

Bonne Nuit

Anonyme a dit…

Salam bebe
mahou vali je n'ai pas déserté la tente, je préfère seulement laisser les amis s'exprimer; Bonne nuit et à bientôt pour un nouveau thé.

Anonyme a dit…

Mes amis,
reconnaissons quand même que les votes ont été influencés, pour les milles raisons que vous avez citées.

Tout un campement qui vote pour un candidat qui promet un puits par là, une route par ci, un dispensaire ou une école et qui ne tient pas sa promesse, vous me direz que le vote est valable, fait sans contrainte physique donc en toute liberté .

Tout un campement qui vote sous l'influence du cousin par égard ou par peur de représailles est toujours un vote valable sans contrainte physique.

Tout un campement qui vote pour un des leurs, vote identitaire, est aussi un vote valable.

Quand l'armée sous l'ordre de son chef remplit les urnes pour un tel candidat, c'est aussi un vote valable suivant Votre logique.

Es-ce là la démocratie tant rêvée ou "notre démocratie", qui nous sied et qui nous arrange quand on veut et qu'on peut à tout moment briser par un simple coup d'état banal.

Quand on ne peut respecter une démocratie, on ne peut que glorifier un coup d'état...l'exemple le plus frappant fut sans nul doute celui du guide libyen.

lekhriv ( et merci pour le thé )

Bebe BA a dit…

lekhriv, je ne sais ce qui se passe aujourd'hui, on dirait que tout fonctionne au ralenti.

Anonyme a dit…

Lekhriv,
Il y a un problème quand "tout le campement vote" en ne regardant que ses intérêts particuliers, mais à partir du moment où le campement est libre de voter pour celui qui représente les intérêts de tous ou tout simplement pour celui qui est prêt à lui construire une école je ne vois pas ce que peut reprocher au scrutin. Ce qu'il aurait fallu faire pour éviter ce genre de déconvenues c'était d'instruire les électeurs afin qu'ils sachent demander, lire, comprendre un programme avant de demander des comptes à l'heure du bilan.

Ma chère bebe, c'est très tendu, c'est la harwla! Tout le monde court dans tous les sens, entre obligations professionnelles, vie privée et familiale, militantisme et défoulement sur internet

Anonyme a dit…

bebe, c'est le calme avant la tempête:
-les gens se cachent
-les gens cherchent à savoir dans quelle direction tourne le vent
-les gens cherchent à changer de pays ou de nationalité.

C'est pour ça qu'il y a peu de gens sur la toile.

mais il y a beaucoup de gens qui surfent, qui visitent les blogs juste pour boire un bon thé sans vouloir écrire.

Bebe BA a dit…

Eh bien Marquise, désormais qui vient boire du etay doit signaler sa présence, sinon je part le warga et plus de thé.
c'est fini le self service

Anonyme a dit…

Ma chère bebe,
parfois passer incognico c'est pas plus mal: on apprend beaucoup de choses. Mais visiteurs, exprimez-vous de temps en temps quand même!!! Sinon bebe déserte.

Anonyme a dit…

Bebe Ba, wargat Ablaye zein 7ate avec na'na' au gout formidable sous la tente molli broudak yallah we Lekhriv oh quelle paysage
ya Aziz tu te trompes esma3 no way we'll stay here

copiarpegar(sous la tente)

Anonyme a dit…

un copiarpegar pour toi ma soeur


Le RFD dénonce les "mesures répressives" qui ciblent Taqadoumy
17-03-2009
Le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) vient de publier un communiqué dans lequel le parti réagit à l’arrestation d'Abou Al Abbas Ould Braham, à la suite de la publication d’un article de presse ainsi que la fermeture de Taqadoumy. Et le parti de denoncer "ces mesures répressives qui rappellent des comportements tristement célèbres durant les heures sombres de la dictature, comportements qu’il considérait désormais révolus".

Voici le texte du communiqué :



Communiqué



Nous avons appris avec indignation l’arrestation par les Services de Police le lundi 16 mars 2009 de M. Abou Al Abbas Ould Braham écrivain journaliste à la suite de la publication d’un article de presse ainsi que la fermeture le même jour, à l’initiative des autorités, du site électronique ‘taqadoumy’.

En dénonçant ces mesures répressives qui rappellent des comportements tristement célèbres durant les heures sombres de la dictature, comportements qu’il considérait désormais révolus, le RFD réitère son attachement au respect de la liberté d’expression et des autres libertés et droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois en vigueur.

Le RFD exige la libération immédiate du journaliste arrêté et la levée de la mesure d’interdiction qui frappe le site électronique en question tout en lançant un appel pressant à l’opinion publique, aux forces politique et à tous les patriotes afin qu’ils se dressent contre de telles dérives qui ne peuvent qu’aggraver la situation de crise qui prévaut dans le pays.


Nouakchott le 17 Mars 2009
La Direction de la Communication
taqadoumy.com
__________________
non à la censure

Bonne nuit
copiarpegar

Bebe BA a dit…

Le ministre conseiller à la présidence M. Mohamed Ould Abderrahmane Ould Moine a tenu un point de presse mardi 17 mars 2009Au cours duquel il a lu une déclaration appelant à mettre fin à toute campagne de dénigrements et à éviter le désordre. De même le ministre a invité au respect de la loi et du droit à l’expression. Il a également déclaré que la Mauritanie organisera une élection présidentielle le 6 juin prochain qui sera supervisée par l’UA, l’UMA et le Groupe Sinçad…
Quant à savoir si l’Union Africaine a confirmé sa supervision des élections, eu égard à la controverse issue de la visite de médiation de Kadhafi, M.Mohamed Ould Abderrahmane Ould Moine a indiqué que tous les observateurs sont les bienvenus.
Concernant l’arrestation d'un journaliste du site internet Taqadoumy, le ministre a affirmé qu’une enquête sera menée pour en clarifier les raisons. Interrogé par un journaliste au sujet de la répression lundi par les forces de l’ordre d’un sit-in organisé par les journalistes en faveur de leur collègue arrêté, le ministre a présenté des excuses au nom du chef de l’Etat. A noter que cette conférence de presse du ministre conseiller à la présidence est la seconde après celle du ministre de la communication depuis le départ du guide libyen Moummar Kadhafi, venu la semaine dernière dans le cadre de la médiation que la communauté internationale l’a chargé d’entreprendre être les protagonistes de la crise politique en Mauritanie.

Voici la traduction de la déclaration lue par le ministre
" A l’occasion de la visite historique qu’a effectuée dans notre pays le frère guide Mouammar Kadhafi, président de l’Union Africaine, Président de l’Union du Maghreb Arabe et gardien de la paix dans la l’espace Sahélo-Saharien et conformément à nos aspirations à la démocratie, à la liberté et à la stabilité et au développement pour notre pays, nous avons décidé d’assurer ce qui suit et trouvé la nécessité de le porter à la connaissance de tous :
-Premièrement, que de l’intérêt du peuple mauritanien, de la paix et de la sécurité de la Mauritanie est au dessus toute autres considérations et intérêts personnels ;
-Deuxièmement, que la Mauritanie est un pays indépendant, membre de l’Union du Maghreb Arabe, du groupe Sahélo-Saharien et de l’Union Africaine et qu’en dehors de cela elle refuse toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures ;
-Troisièmement, du retour à la pratique de la démocratie et à un gouvernement civil à travers l’organisation d’élections présidentielles libres et transparentes, sous l’observation et la supervision de l’Union Africaine, du groupe Sinçad et de l’ et de l’Union du Maghreb Arabe ; et auxquelles se présentera tout mauritanien ayant droit à la participation aux élections présidentielles ;
-Quatrièmement, de renforcer les libertés publiques dans un esprit de responsabilité. A ce titre, nous appelons à la cessation des campagnes médiatiques de dénigrement et appelons au respect de la loi et de l’esprit des lois portant sur les manifestations pacifiques et du droit à exprimer ses opinions. Et ce pour éviter le désordre et en vue d’une plus grande confiance entre les acteurs politiques".

*****

"nous appelons à la cessation des campagnes médiatiques de dénigrement et appelons au respect de la loi et de l’esprit des lois portant sur les manifestations pacifiques et du droit à exprimer ses opinions."

My dear copiarpegar, apparement c'est la pitié qui se moque de la charité.

Anonyme a dit…

gaçar oumrak pegar quel paysage mahou quelle yakouya ya copiar paysage rajil

you're right my sister

bonne nuit and have a nice dreams
copiarpegar

Anonyme a dit…

good morning Bebe Ba,

non à la censure
______________________

La commission de communication du FNDD se solidarise avec Abass et Taqadoumy
18-03-2009
La commission de communication du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD, coalition anti-putsch) a rendu public un communiqué, dans lequel cette commission revient sur le discours du Général Mohamed Ould Abdel Aziz, la veuille à Akjoujt et met en exergue ce que le communiqué appelle "les risques imminents de harcèlement et de règlements de compte dont [...] les organes de presse [...] peuvent être l’objet".

Voici ce texte :


La commission de communication du FNDD se solidarise avec Aboul Abass Ould Brhame et Taqdoumy


La commission de communication du FNDD a rendu public, dimanche 15 Mars, un communiqué de presse, qui analyse les propos haineux et vindicatifs du général limogé, Mohamed Ould Abdel Aziz et met en exergue les risques imminents d’harcèlements et de règlements de compte dont, à la fois, les autorités judiciaires du pays et les organes de presse indépendante nationale peuvent être l’objet.

Une fois encore, la commission ne s’est pas trompée. Car l’arrestation de Monsieur Aboul Abass Ould Barhame est venue rapidement répondre à nos inquiétudes. Cet acte ignoble qui rentre dans le cadre de la restriction des libertés d’expression porte un démentit cinglant aux propos du tout nouveau ministre putschiste qui éructait, il y a quelques jours, dans sa piètre conférence de presse truffée de contradictions et d’inexactitude que le régime du général était soucieux du respect de la liberté d’expression. Ou bien le dit ministre confond-il libre expression et inféodation ? Les journalistes ne peuvent pas prêter serment à rester cois comme des pierres, à un moment où la complaisance et l’autocensure sont les pires des services qu’un intellectuel, de surcroît, de la trempe de Aboul Abass pourrait rendre à ce pays, à la fois, otage de l’illégalité et de toutes les formes de dérives politiques, économiques et sociales.
.
Une chose est, en effet, certaine. A travers cette chasse à la sorcière dont ce journaliste est, aujourd’hui, victime, c’est le site Taqadoumy, un des plus grands pionniers de la presse électronique nationale que la transparence dans la collecte et l’analyse de l’information a hissé au rang des tribune professionnelles et partant indépendantes, qui est malheureusement visé.

En conséquence, je saisis cette occasion pour dénoncer, au nom la commission de communication du FNND et à mon nom personnel, cette arrestation arbitraire qui constitue un autre viol flagrant du droit à la liberté d’expression garantie, de facto, par la constitution mauritanienne. La commission de communication du front exprime sa grande solidarité avec Monsieur Aboul Abass Ould Abrahame et salue son courage tout comme celui de Taqadoumy délibérément visé par cet ostracisme sans précédent. J’ose dire, à l’un comme à l’autre, que la détermination à informer dans le strict respect de la déontologie du métier a, évidement, ses risques lesquels demeureront, malgré tout, beaucoup plus valeureux et dignes que l’inféodation et l’assujettissement à l’autocratie.

Enfin la commission de communication du FNDD condamne jusqu’à la dernière énergie l’agression subie par les journalistes qui se sont mobilisés, lundi 17 mars devant le siège des Nations Unies, à Nouakchott, en signe de refus du traitement réservé à Monsieur Aboul Abass. L’attitude des forces de l’ordre prouve, une fois encore, combien les autorités en place sont engagées à museler la presse, dès lors qu’elle refuse l’instrumentalisation et l’endoctrinement.


Ethmane Ould Bidiel
Membre de la Commission de communication
taqadoumy.com
____________
Aziz hatha houwa la liberté d’expression? ce journalistes doit être immédiatement libéré

copiarpegar

Anonyme a dit…

non à la censure
________________

Abbas est arrêté pour avoir comparé O. Baye à Goebbels, le ministre de propagande d'Hitler
18-03-2009
La junte au pouvoir en Mauritanie a présenté mardi ses excuses à la presse, à la suite de la répression par la police, d’une manifestation pacifique de journalistes devant la représentation de l’ONU à Nouakchott. Les excuses de l’homme fort de Nouakchott, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz ont été présentées par Mohamed Ould Mohamed Abderrahmane Ould Moïne, Ministre conseiller à la présidence du Haut Conseil d’Etat, la junte au pouvoir en Mauritanie depuis le 6 août 2008.

La manifestation pacifique des journalistes mauritaniens exigeait la libération de leur collègue, Abou El Abass Ould Braham.

Ce dernier avait écrit un article dans le site Internet "Teqadoumy", dans lequel il avait qualifié le Secrétaire Général de la junte, le Colonel Ahmedou Bamba Ould Baye de "bas". Le journaliste avait aussi comparé l’officiel à l’ancien ministre allemand de l’information pendant la période du nazisme.

Le ministre a aussi commenté la suspension du site "Taqadoumy", précisant qu’il s’agit d’une procédure judiciaire.

Ces évènements interviennent, après une visite du Général Mohamed Ould Abdel Aziz à Akjoujt (260 Kms au nord de Nouakchott) durant laquelle, il avait qualifié la presse, de "mensongère et de corrompue".

Ces excuses interviennent dans un climat de tension entre la junte et la presse mauritanienne. Le directeur de publication de l’hebdomadaire arabophone "Al Aqsa" a écopé, récemment d’une peine de 12 mois de prison, pour avoir accusé un homme d’affaire de blanchement d’argent.

Ezza Mint Moulaye Zeïne, une autre journaliste mauritanienne du journal "Point chaud" avait été entendue, par le tribunal de Nouakchott, pour avoir critiqué la gestion d’un ancien directeur général de la Société mauritanienne de gestion immobilière (Socogim).


© APA News - Mars 2009
taqadoumy.com
_______________
Abass doit être libéré wekhlass

copiarpegar

Anonyme a dit…

Bonjour,
Vous pensez vraiment que cette histoire a été déclenchée par un magistrat indépendant (comme les députés indépendants)? Moi je n'y crois pas un seul instant. ils ont lancé la procédure, ils ont réalisé qu'ils étaient entrain de faire de la pub a taqadoumy, ils veulent revenir sur leurs pas.
On est dans la ...

Bebe BA a dit…

Marquise, on y était dèja.
****

Mohamed Heïbetna Ould Sidi Heïba, Président de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) à l'intention d'interjeter un appel à la décision judiciaire qui bloque l'accès du site Taqadoumy à partir de la Mauritanie. Le recours sera déposé devant la Chambre Pénale de la Cour d’Appel de Nouakchott. C'est ce que révèlent des indiscrétions, distillées au compte goutte, par des proches de la junte. Les mêmes sources précisent que le Général n'était même pas au courant de la décision, par le Procureur Général Seyid Ould Ghaïlani de bloquer notre site.

La Rédaction de Taqadoumy tient à faire savoir, aux responsables du blocage, que la ligne éditoriale ne déviera pas de son cours habituel. La décision des autorités n’y changera rien.

Dans un registre afférent, nous apprenons que le fournisseur d'accès internet Mauritel a filtré, aujourd'hui, le site 3secure-tunnel.com que nous avions fourni à nos lecteur, comme un moyen de contournement de la censure, parmi d'autres.

La direction de ce domaine a été avertie et il lui appartient de prendre les mesures appropriées (judiciaires notamment) afin de réparer le dommage subi.

La décision était somme toute très prévisible ; voilà pourquoi Taqadoumy avait pris les devants par la mise en place d’un blog qui recense le maximum de méthode de contournement ; il sera actualisé régulièrement et tous azimut, via les sites amis, les forums, les pages personnelles (Facebook, MySpace ...), par simples courriels, texto et télécopies.

Taqadoumy compte sur son lectorat, afin de diffuser, largement, l’adresse du blog. Merci d'avance.
www.taqadoumy.com

Bebe BA a dit…

L'accès à Taqadoumy a été !

Ɔopiarpegar a dit…

Dear Bebe Ba,

There’s still so many things ...

Anonyme a dit…

bebe ba on y etait hag!
C'est du plein delire cette histoire de blocage d'acces internet. Ils veulent nous asphysier, nous tuer intellectuellement afin qu'on ne pense que comme ils voudraient qu'on pense. Il faut se mobiliser.

Anonyme a dit…

Haibatna ould Sidi Haiba c'est pas ce dinosaure qui était ministre sous ould Taya? Décidément qu'est-ce Aziz n'a pas recyclé?!

Bebe BA a dit…

Le juste, tu devrait savoir que toute l'équide de Taya est recycle! Ils savent où sont leurs intérêt et ne reculent devant rien pour arriver. Tout gouvernement qui passe n'aura qu'à y puiser, ils font les meilleures saffag.

Par ex: Bodiel s'est recyclé en defenseur de la constitution, comme quoi le riducule ne tue plus!

Anonyme a dit…

Je préfère encore avoir boydiel en démocrate que Ahmed ou Ibrahima Saar ou Hanane en défenseur d'un coup d'État. Il vaut mieux mal commencer et finir bien que l'inverse. S'ils se repentent et reviennent sincèrement à de meilleurs sentiments il faut leur accorder le pardon, après avoir cependant récupéré ce qui a été volé (ou ce qu'il en reste) et pour les crimes de sang, après avoir jugé, recueilli les demandes de pardon et si possible le pardon des victimes.

Bebe BA a dit…

nasroun, parfaitement d'accord avec toi s'il reconnaissait et s'amendait, mais cela n'est pas le cas! je te renvoi à sa dernière interview

Pour ce qui des autres:

- Ahmed dadah: Tous les moyens sont bons pour lui permettre d'acceder à la présidence. même reconnître un coup d'Etat;

- Ibrahima Sarr: mis dans l'arène politique sans préparation (longue habitude de la clandestinité), il demeure indécis: il reconnait aujourd'hui ce qu'il réfutait hier;

- Hannena: pourquoi un ex putschiste ne soutiendrait t-il pas un coup d'Etat?

Anonyme a dit…

Nasroun,
hadhi, la soeur mtineu,
Elle dit "pourquoi un ex putschiste ne soutiendrait-il pas un coup d'Etat" haq ba'd.
C'est une analyse lucide et pertinente pour Ahmed et pour Saar aussi;
mais pour Ahmed on se demande justement si la recherche à tous les prix du pouvoir ne devait pas l'envoyer plutot dans les bras du fndd depuis le début.

Bebe BA a dit…

Ahmed, c'est quelqu'un qui ne tire pas leçon de ses déboires!

On se disait qu'après 2005, il ne ferait plus confiance aux militaires, mais apparement!!!

Ɔopiarpegar a dit…

Bebe Ba, "mais apparement!!!" what? donc la retraite the only way quel dommage!

Bebe BA a dit…

Ɔopiarpegar,
Apparement, il n'a pas tenu compte de ses alliances passées avec les bidasses!
il croit toujours en sa bonne étoile!

Ɔopiarpegar a dit…

Bebe Ba, AOD dés qu’il avait soutenu les Aziz & co dans leur entreprise a perdu toute reconnaissance politique eu égards son rang du leader de l’opposition historique
Selon, mon point de vue, il ne pourra plus se relever du TAY7A (dommage molli)

Anonyme a dit…

Mes amis, j'attends toujours le leweul sans na'na'

N'oublions que si Messoud est président de l'assemblée, c'est uniquement parce que durant un certain 2eme tour de l'élection présidentielle, il négocia avec un certain Aziz pour le report des voix de son parti..en échange du poste juteux qu'il occupe today...

C'est aussi cela notre démocratie..
Lekhriv

Anonyme a dit…

Lekhrive,
mais la politique c'est aussi l'art de négocier sans vendre son âme au diable. Parfois on a besoin des quatre voix d'un petit parti pour compléter les 49,5 autres dont nous disposons et se faire une majorité bien assise. Chacun y trouve son compte. Il n y a donc pas de mal à négocier. N'oublions pas en plus qu'à l'époque adil n'existait pas, la majorité des députés n'avait donc pas de parti. L'inquiétude que nous avons avons Messoud c'est plutôt que va-t-il nous faire avec ses nasseristes et la libye?

Anonyme a dit…

Affaire Taqadoumy et Al Aqsa : O. Abdel Mola rencontrera des journalistes aujourd'hui Version imprimable Suggérer par mail
18-03-2009
Le sit-in initialement prévu aujourd'hui devant le siège du ministère de la communication a été transformé en une rencontre avec El Kory Ould Abdel Mola, ministre de la communication. C'est ce que déclare Mohamed Abdellahi Ould Memine, le correspondant, à Nouakchott, de la chaîne iranienne Al Alem et président de l'initiative de défense des journalistes.

Selon lui, l'objet de la rencontre consiste à obtenir, des autorités, la libération des deux journalistes actuellement incarcérés (Abdel Vetah Ould Abeïdna, directeur de publication d'Al Aqsa et Abou El Abass Ould Braham, écrivain et universitaire) ainsi que la levée du blocage du site Taqadoumy aux internautes de Mauritanie.

Ould Memine précise que l'initiative a accepté de rencontrer le ministre après avoir perçu des signaux positifs, en provenance des autorités, indiquant leur volonté de parvenir à une solution mais surtout suite aux excuses à la presse, présentées hier par le ministre conseiller à la présidence, au nom du Général Ould Abdel Aziz.


© Sahara Media - Mars 2009

Anonyme a dit…

URGENT : Libération d'Abass et probable levée du blocage de Taqadoumy Version imprimable Suggérer par mail
18-03-2009
Nous apprenons, à l'instant, la libération de l'universitaire et journaliste Abou Al Abass Ould Braham, incarcéré le 15 mars 2009, depuis la publication de l’un de ses textes sur Taqadoumy. La même source nous déclare que le Procureur Général a donné instructions, à Mauritel et Chinguitel, de lever le blocage de Taqadoumy aux internautes mauritaniens.

La Rédaction de Taqadoumy saisit, ici, l’occasion d’exprimer sa profonde reconnaissance, à la presse mauritanienne et internationale, pour cette victoire de la liberté d'expression. Nous tenons, également, à remercier tous tout ceux qui ont soutenu Abass et Taqadoumy durant ces trois derniers jours d’épreuve : Journalistes, hommes politiques, défenseurs de droit de l'homme, écrivains, partis politiques, syndicats, ONG...etc, journaux amis sites, blogs...etc.

Taqadoumy poursuit son travail d’information sans complaisance et vous donne rendez-vous, avec une égale rigueur, à la prochaine tentative de musellement du droit de publication.

Anonyme a dit…

RSF réagit à la libération d'Abass et au déblocage de Taqadoumy Version imprimable Suggérer par mail
18-03-2009
Dans un communiqué publié aujourd'hui à Paris, Reporters sans frontières (RSF) réagit à la libération de Abou Abbass Ould Brahim, il y a quelques heures. "La fermeture d'un site Internet et l'arrestation de l'un de ses responsables constituent des faits sans précédent en Mauritanie" note RSF.

Anonyme a dit…

communique de rsf

***

Un journaliste libéré et le site Internet Taqadoumy autorisé à réouvrir

Reporters sans frontières apprend, le 18 mars 2009, la libération de Abou Abbass Ould Braham, journaliste, écrivain et responsable administratif du site Internet Taqadoumy, arrêté dans la capitale mauritanienne trois jours auparavant. Vingt-quatre heures après que le parquet de Nouakchott ait ordonné sa fermeture, le site Internet a également été autorisé à réouvrir.

"La fermeture d’un site Internet et l’arrestation de l’un de ses responsables constituent des faits sans précédent en Mauritanie. Cette affaire, particulièrement inquiétante car ouvrant la porte à tous les excès, a été rendue possible par le vide juridique entourant la presse électronique dans le pays. Il est urgent que les autorités compétentes s’emparent de la question et s’efforcent de légiférer pour réguler le secteur de l’Internet en respectant la liberté d’expression", a déclaré l’organisation.

Le 18 mars, dans la matinée, le Procureur de la République a annoncé la remise en liberté de Abou Abbass Ould Braham et la réouverture du site d’informations en ligne Taqadoumy. La veille, la chambre correctionnelle du tribunal de Nouakchott avait ordonné la fermeture du site, pour publication d’informations "mensongères et calomnieuses". Selon le parquet, la fermeture du site avait été décidée "après avoir reçu des plaintes répétées de gens, d’établissements et de fonctionnaires à l’encontre desquels Taqadoumy a diffusé des informations mensongères". La justice accusait le site Internet de contribuer à violer la déontologie journalistique et à porter atteinte à l’unité nationale, à travers "la diffamation et l’incitation à la haine".

Le 15 mars, dans la soirée, les autorités avaient arrêté Abou Abbass Ould Braham, alors qu’il se trouvait dans un café avec quelques amis. Professeur à l’université de Nouakchott, mais aussi journaliste et écrivain, il publie régulièrement ses textes, en arabe et en anglais, sur Taqadoumy.

Le lendemain, brandissant des pancartes "Contre le musellement de la libre expression" et "Non au recul de la liberté de la presse en Mauritanie", plusieurs journalistes avaient organisé, devant la représentation des Nations unies à Nouakchott, une manifestation de soutien à leur confrère arrêté. Ces derniers avaient été violemment dispersés par la police anti-émeutes, à coups de bâtons et de bombes lacrymogènes. Au cours des échauffourées, Hachem Sidi Salem, correspondant de la chaîne Al Hourra et de l’agence Reuters, Ahmedou Ould Wedia, du quotidien d’expression arabe Siraj, et Abdallahi Ould Etvagha El Moktar, de Sahara Media, avaient été brutalisés.

Au cours d’une conférence de presse, l’ancien ministre de la Communication et porte-parole du chef de la junte, Mohamed Ould Meine, avait "regretté" les violences commises à l’encontre des journalistes, mais n’avait pas fait de commentaire sur l’arrestation de Abou Abbass Ould Braham ni sur la fermeture du site Taqadoumy.

En 2005, Reporters sans frontières avait apporté son expertise aux autorités mauritaniennes pour l’aménagement de l’ordonnance sur la liberté d’expression. Cette initiative avait notamment contribué à l’abolition de la censure. Dans le même état d’esprit, l’organisation se tient à la disposition des autorités et des professionnels des médias pour les aider à préparer un texte qui garantisse la liberté d’expression sur Internet.

Anonyme a dit…

Lu pour vous sur taqadoumy

ça sent le roussi

***
Les députés de la seconde fronde déposent une demande de reconnaissance pour un parti Version imprimable Suggérer par mail
18-03-2009
Sept députés ont déposé aujourd'hui une demande reconnaissance, d’un parti politique Rassemblement Du Peuple Mauritanien (RDPM). Taqadoumy publie leurs noms ainsi qu'un élément des éléments biographie très succinct.

- Louleïd Ould Weddae, élu de Ouadane, dans l’Adrar et futur président du nouveau parti. Il a longtemps été le tout puissant directeur de cabinet (d'aucuns irons même jusqu'à le qualifier d'éminence grise) de Ould Taya, avant de tomber en disgrâce après le putsch raté de 2003 ; son protecteur lui reprochait de ne pas l'avoir prévu.

- Kaba Ould Eleiwa, élu de Kankossa, dans l’Assaba. Il sera secrétaire général de la nouvelle formation. Sous la dictature de Ould Taya, Ould Eleiwa fût Président de la Cour Suprême, ministre de la défense, puis de l'intérieur. C'est à partir de ce dernier portefeuille qu'il aurait, selon l'opposition de l'époque, falsifié plusieurs élections, en faveur de Ould Taya ;

- Mahfoudh Ould Khatry, depuis 1992 député de Djiguenni dans le Hodh El Gharbi, père de Fatimetou Mint Khatry, l'ex ministre de la condition féminine et actuelle militante anti-putsch;

- Khaddad Ould Moktar : Richissime homme d'affaire, proche cousin et important soutien de Ould Taya, élu de F'Deïrick , au Tiriz Zemmour;

- Baba Ould Sidi, frère de feu le Colonel Ahmed Salem Ould Sidi, descendants des émirs du Trarza, député de Mederdra, ancien ministre de la défense puis ambassadeur en France sous Ely Ould Mohamed Vall ;

- Mohamed Cheikh Ould Abou Elmaaly, notable maraboutique de Magtalahjar au Brakna ;

- Slama Ould Abdallahi, cadre de Guerrou, dans l’Assaba.

Anonyme a dit…

Lu toujours sur taqadoumy,
Mbare se rend à paris pour préparer sa prise de pouvoir après la grosse farce que sera la démission du général, on veut nous prendre pour des idiots

**

M'Baré à Paris et des parlementaires au Maroc Version imprimable Suggérer par mail
18-03-2009
Plusieurs parlementaires pro-putsch ont quitté Nouakchott, ce matin, à destination du Maroc. Parmi eux, l'on cite Moustapha Ould Abeïderrahmane, Ali Gualadio Camara et Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall dit Ghrini ; l’on ignore encore le but de la mission.

Dans le même temps, le Président du Sénat Bâ M'Baré se rendait en France.

Rappelons que ne Général Ould Ghazouani a effectué, il y a deux jours, l'une de ses visites parisiennes qu'il entoure du plus grand secret.

Anonyme a dit…

Le procureur zélé félé relevé de ses fonctions?!

Ce qui attire mon attention dans ce commnuniqué ce n'est pas l'information présentée mais celle confirmée: cridem est devenu un outil de propagande à la gloire du général:"Cette décision, première du genre dans l'histoire de la Mauritanie, démontre la volonté politique du chef de l'Etat, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, de promouvoir et de protéger une presse libre et responsable et de garantir les droits des citoyens à l'information."
****


URGENT : Le procureur de la République relevé de ses fonctions

Pour avoir fermé le site de Taqadoumy, sans préalable dans la procédure judiciaire, le Procureur de la République, Cheikh Sidi Mohamed Ould Cheina, vient d'être relevé de ses fonctions, selon des sources concordantes, proches du minsitère de la Justice.

Voilà qui met fin à un feuilleton judiciaire à rebondissements, qui n'aurait pas suivi les règles de l'art en matière de justice.

Lors du Conseil des Ministres de ce mercredi 18 mars 2009, le chef de l'Etat, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, aurait donné instructions au ministre de la Justice afin de garantir la stricte liberté de la presse et le respect des droits fondamentaux de la justice.



Cette décision, première du genre dans l'histoire de la Mauritanie, démontre la volonté politique du chef de l'Etat, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, de promouvoir et de protéger une presse libre et responsable et de garantir les droits des citoyens à l'information.

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Bebe BA a dit…

nasroun, je cois plutôt qu'ils en fait un bouc émissaire!
Ils ne s'attendaient pas à ce la fermeture du site declenche une telle mobilisation!

Soit c'est mon hypothése qui est la bonne et il va être nommé qq part.
Soit c'est la tienne, il va comme tous les autres dés qu'ils ont été demis de leurs fonctions, il va rejoindre l'opposition

Anonyme a dit…

bebe ba, je ne crois pas qu'il rejoindra l'opposition de sitôt. tu sais ces gens-là gardent l'espoir jusqu'à la mort ou jusqu'à la chute de celui qui maintient leurs têtes sous l'eau. là, et seulement là ils laissent éclater leur colère qui couvait depuis longtemps et il devient impossible de les arrêter. Ils son tellement conditionnés et dépendants qu'ils sont incapables de prendre quelque initiative que ce soit. Ainsi font font font

Anonyme a dit…

Lu pour vous.
Ce que je retiens entre autres c'est ce passage:"Ce général qui parle de «sacrifice» en «consentant» à un coup d’Etat, alors qu’il savait, pertinemment, n’avoir personne pour le contrarier, lui qui disposait de toute la force. S’il avait eu, face à lui, des unités armées ou des chefs décidés à en découdre, il aurait risqué sa vie, auquel cas l’emploi du terme «sacrifice» aurait eu quelque valeur. "

S'attaquer à des hommes sans défense alors qu'on a dépouillé le reste de l'armée au seul profit de son bataillon, ce n'est pas vraiment ce qu'on peut nommer sacrifice.

Sur ce bebe, nasroun, copiargar, Le Juste et les visiteurs anonymes, vous vous faites discret: j'espère que ce n'est pas le début de la planque lol
****


"Interview de Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée Nationale:

’La position ostentatoirement partisane du président de l’Union Africaine (UA), mandaté par la communauté internationale pour trouver un agenda consensuel entre les différentes parties de la crise mauritanienne, signe l’échec de cette médiation’’

Farouchement opposé au coup d’Etat du 6 août dernier ayant renversé le pouvoir du président élu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qu’il a soutenu, lors du deuxième tour des présidentielles de 2007 – occasion d’un tollé, général, des opposants au régime d’Ould Taya, avec, en tête, Ahmed Ould Daddah, ultime challenger, désigné par les urnes, de Sidioca – le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir garde, tout entier, verve et franc-parler…


L’homme reste convaincu que le coup d’Etat du général Aziz échouera et que la démocratie triomphera.

----------------------------------
Le Calame : Le président Kadhafi, désigné par le groupe consultatif de Paris, pour trouver un consensus entre les différentes parties, vient de passer quelques jours, en Mauritanie, après avoir reçu, chez lui, les protagonistes. Dans son discours, le président de l’UA a donné une espèce de quitus à l’agenda de la junte, au pouvoir depuis le 6 août 2008. Considérez-vous cette médiation comme un échec? Ce quitus arrêterait-il, comme il l’a dit, le processus des sanctions ciblées, décrétées par l’UA, contre la junte et ses soutiens?

Messaoud Ould Boulkheir : Oui, à mon niveau personnel et je pense, aussi, que c’est le cas au niveau du FNDD, nous considérons que c’est un échec. La position, ostentatoirement partisane, du président de l’Union Africaine (UA), mandaté par la communauté internationale pour, comme vous l’avez dit, trouver un agenda consensuel entre les différentes parties de la crise mauritanienne, signe l’échec de cette médiation.

Je crois que notre réaction le démontre clairement. Il appartient, maintenant, à la communauté internationale, au groupe de contact qui ont mandaté le président de l’UA, de prendre la décision finale, de déterminer une position officielle, par rapport à ce qui s’est passé à Nouakchott. Pour notre part, nous n’avons ménagé aucun effort, malgré certaines réserves, émises, ici et là, par certains, et qui ont fini par se vérifier, sur le terrain, quant à l’implication du guide libyen dans la crise mauritanienne.

Nous avons dit, dès le départ, qu’il fallait être bon joueur, éviter d’émettre un jugement sur l’arbitre avant le coup d’envoi du match. Et nous avions de solides arguments : l’UA n’a-t-elle pas, elle-même, pris position contre le coup d’Etat? Son Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), comité de pilotage en cette affaire, n’a-t-il pas, déjà, initié des sanctions ciblées, contre les membres de la junte et ses soutiens? Ne démarchait-elle pas le groupe de contact, afin, justement, que celui-ci lui emboîte le pas?

N’a-t-elle pas saisi le Conseil de Sécurité de l’ONU, pour donner un caractère obligatoire et international à d’éventuelles sanctions? Aussi disons-nous qu’avec tous ces éléments, le président de cette institution ne pouvait pas aller à contre-courant de ce qu’elle a, elle-même, décidé. Le deuxième type d’arguments, qui a plaidé contre toute réserve vis-à-vis de la médiation libyenne, c’est que Kadhafi est un leader d’un pays-membre du Maghreb Arabe, de la Ligue Arabe, dont nous sommes, nous aussi, membres, que c’est un voisin, un leader d’un pays qui a, toujours, accordé une certaine importance aux problèmes mauritaniens et que nous connaissons, enfin, beaucoup de bonnes choses, réalisées par nos frères libyens pour la Mauritanie, dans sa marche vers le progrès.

Par conséquent, nous pouvions, légitimement, douter que cette médiation entérine des positions qui n’aillent pas dans le sens du progrès et du développement de notre pays, de cette marche universelle vers la liberté, vers la démocratie. Voilà pourquoi avons-nous ignoré toutes les réserves exprimées, ici et là. Nous avons, également, tu les propos que nous avait tenus, en Libye, le président de l’UA, propos dans le même sens de ce qu’il a dit ici. En gros, il nous avait fait comprendre que le coup d’Etat était un fait accompli, qu’il fallait faire avec, que le retour à la situation d’avant le 6 août était irréaliste, qu’en Afrique,

il y a plus de quarante pays gouvernés par les militaires, que les militaires sont partie intégrante de la société, ce ne sont pas des israéliens, encore moins des ennemis étrangers, que ce sont des Mauritaniens, comme tous les autres, et qu’à l’instar des Turcs ou des Egyptiens, ils veulent le bien de leur peuple. J’ai eu, très sincèrement, le sentiment que c’était, même, sa propre position, plutôt que celle du HCE. Mais nous avons, pourtant, tu tout cela, nous avons continué à espérer qu’il ne s’agissait, là, que de simples pressions exercées sur une partie des protagonistes de la crise et qu’il exerçait des pressions, contraires, sur la junte.

Tout le monde s’est dit qu’il ne pouvait pas afficher, de manière aussi claire, une position aussi partisane. Tactique de négociation, en somme. Mais, hélas, lors de l’huis-clos qui a précédé la plénière, il a réitéré ses propos, s’exprimant, sans équivoque, en faveur des militaires. Le constat s’avérait donc : Kadhafi appuyait, ouvertement, l’agenda des putschistes et leurs parlementaires présents, disant que le retour du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi était inenvisageable, qu’il occasionnerait des troubles dans le pays. Que le général Ould Abdel Aziz allait démissionner, le moment venu, qu’il y aura des élections.

Nous pensions que ce que disait le guide libyen allait rester dans le cadre de l’huis-clos, mais, quand il s’est exprimé, publiquement, dans la même veine, tout fut entendu et avons, aussitôt, marqué, nettement, notre désaccord. Dans son approche, Kadhafi considérait la Mauritanie et les mauritaniens comme quantité négligeable, pas du tout intéressante, nous le regrettons profondément, très sincèrement.

Nous avons essayé de patienter, autant que faire se peut, parce que c’était notre hôte, qu’il était là, en tant que président de l’UA, qu’il fallait faire preuve de tolérance et de mesure, mais lorsque nous avons constaté qu’il persistait, nous avons dû nous retirer, pour marquer notre plus totale désapprobation. Le FNDD a, d’ailleurs, publié un communiqué pour expliquer sa position.

Vous l’avez rencontré, après cet incident et peu avant son départ. Qu’est-ce que vous vous êtes dit?

C’est vrai, nous nous sommes rencontrés, avant son départ. A sa demande. J’y ai répondu favorablement, en tant que président de l’Assemblée nationale mauritanienne légale, bien qu’au niveau du FNDD, la décision avait été prise de ne plus le rencontrer, sauf excuses officielles de sa part. J’ai considéré qu’il ne m’appartenait pas d’appliquer cette consigne au président de l’Assemblée nationale, et c’est donc sous cette étiquette que je l’ai rencontré. Il m’a reçu et m’a dit, mot à mot, ceci : «toi, tu m’invites et tu m’abandonnes, seul sous ton toit ».

Et effectivement : en me rendant en Libye, je lui avais transmis une invitation de l’Assemblée nationale. J’ai, alors, exprimé mon regret pour le geste que j’aurais dû éviter, mais auquel ses propres déclarations m’avaient contraint. A ma manière, franche et directe, de lui dire tout ce qui me passait par la tête ; lui rappelant que, dès le départ, certains avaient émis des réserves sur sa médiation, mais qu’après consultations, tout le monde avait accueilli, favorablement, son implication ; qu’avant de nous convoquer en Libye, il avait, deux jours auparavant, accrédité l’ambassadeur de la junte ;

que lui et certains de ses proches avaient fait des déclarations qui n’allaient pas dans le sens de la neutralité ; qu’une fois celles-ci affichées publiquement, nous ne pouvions que quitter le débat ; qu’il s’était, lui-même, disqualifié, se révélant incapable de conduire la médiation, dans la neutralité. Dans leur réponse, lui et ses collaborateurs ont tenté de me faire croire qu’on avait mal compris, qu’on n’avait pas attendu la fin de l’exposé du guide; qu’il parlait dans un cadre général et non dans le contexte mauritanien.

Et, puisque toutes les parties mauritaniennes évoquaient une élection dans leurs propositions de sortie de crise, il a pensé qu’il fallait envisager la Mauritanie, au lendemain de celle-ci. Qu’il ne défendait, bien évidemment, aucune partie. Que son seul parti, c’est la Mauritanie qu’il veut défendre contre toute «somalisation». Ses collaborateurs ont justifié cette assertion en relevant que le guide n’avait apporté, avec lui, aucune proposition de sortie de crise. Je leur ai répondu qu’ils n’en avaient pas besoin, puisqu’ils avaient adopté celle des putschistes.

Sur le plan protocolaire, je me suis présenté, effectivement, en tant qu’ami de la Libye, comme un ami du guide, leur rappelant que tout ce que j’ai fait, c’était dans but de le leur faciliter la tâche, mais que je ne pouvais rien faire, s’ils ne voulaient pas s’aider, eux-mêmes, à accomplir une vraie mission de médiation, et que personne ne pouvait les soutenir dans la position qu’ils avaient choisie. J’ai, enfin, conseillé, à Kadhafi, de rencontrer, avant son départ, les responsables du FNDD pour leur donner les explications qu’il venait de me fournir, parce qu’au niveau de celui-ci, il resterait, sans cela, disqualifié. Nous nous sommes séparés sur ce conseil.

Si cette médiation est considérée comme un échec de l’UA, de quelle stratégie le front anti-putsch dispose-t-il, au plan intérieur, pour combattre le HCE, déterminé qu’il est, désormais, à conduire unilatéralement sa feuille de route?

Ce qui a échoué, au niveau de notre entendement, en tout cas, c’est la médiation du président de l’UA. Il n’y a eu, de fait, aucune négociation. Si l’on se réfère à la proposition du groupe de contact, vous constaterez que le groupe est, lui-même, partie intégrante de ces négociations. Or, tout le monde constate, aujourd’hui, que la recommandation de se réunir pour trouver un compromis n’a pas été respectée, que le groupe qui devrait prendre part aux négociations n’y a pas été.

La médiation a échoué, mais le processus lui, continue. Il a commencé, d’abord, par la position de l’UA, vis-à-vis de la junte, puis le pilotage du positionnement du groupe de contact, confié à l’UA, la position du CPS et sa saisine, tout ceci est en mouvement. Je pense qu’une fois les conclusions tirées, au niveau du groupe de contact et au niveau de l’UA, sur cette médiation, le processus devrait poursuivre son cours, d’une manière ou d’une autre. Soit, le plus normalement du monde, dans l’harmonie des différentes parties avec l’UA, ou dans l’attente de la réaction de l’UE.

Si l’UE et l’UA estiment qu’il ne faut pas fermer la porte du dialogue, ils vont chercher un autre médiateur, pour lui transférer la mission. Nous n’avons pas d’autre stratégie que de suivre tout ce processus, d’une part, et, d’autre part, de continuer, nous-mêmes, sur le plan interne, à expliquer, à sensibiliser et à organiser la résistance. Nous continuons le combat, sereins et pacifiques ; nous nous rendrons, également, à l’extérieur, pour expliquer, éventuellement, ce qui vient de se passer chez nous.

Le porte-parole du gouvernement vient de déclarer que le président Kadhafi n’a fait que constater une réalité, que le pouvoir reste disponible pour un dialogue, si tant est qu’une partie mauritanienne souhaite discuter. Pensez-vous encore possible un dialogue entre les protagonistes de la crise? Sur quelle base?

Moi, je suis un croyant, je suis un musulman. Le refus du dialogue, le refus de la discussion est, quelque part, le refus de l’espoir. Or, la religion est espérance. Aussi, même le combat est espérance. On mène des combats dont on n’est pas sûr de l’issue. Nous, a priori, nous sommes ouverts au dialogue, d’autant plus que nous considérons, très sincèrement, que le combat militant que nous devons mener, que nous sommes tenus, de mener, au plan national et au niveau international, ce combat n’est pas plus le nôtre que celui de la communauté internationale, que celui de l’UA dont nous sommes membres. Notre combat est celui de l’UE, avec laquelle nous avons signé les accords UE-ACP de Cotonou.

C’est aussi celui des Nations-Unies, qui œuvrent pour l’application de ses principes. Nous, nous combattons pour la démocratie, c’est pour elle que nous bougeons, ce n’est ni pour la personne du président de la République, ni pour la personne du général Ould Abdel Aziz. Pas pour celui-là ou contre celui-ci. Nous nous mobilisons, parce que nous estimons que c’est un devoir, nous bougeons pour le devenir de la Mauritanie qui, de notre point de vue, passe par l’application de la démocratie. C’est un combat pour la démocratie, pour la vie, dont il ne faut, jamais, désespérer. Pour cela, il faut continuer à dialoguer, même si, comme je l’ai dit, haut et fort, nos positions sont diamétralement opposées.

Le général lui, tient, par tous moyens légaux et illégaux, à rester au pouvoir, nous, nous pensons qu’il faut l’en bouter dehors. Nous pensons qu’il n’y a aucune raison de composer avec lui, que le retour à la normale passe, nécessairement et obligatoirement, par le retour à l’ordre constitutionnel, et le retour du président élu, qui s’est engagé, lui-même, pour une solution de sortie de crise, négociée avec la communauté internationale, à organiser des élections présidentielles, législatives et municipales anticipées, sous la supervision d’un gouvernement d’union nationale.

Je pense que c’est la plus honorable sortie de crise, pour notre pays, qui ne lui ferait perdre nul crédit, si bien acquis, auprès de la communauté internationale, lors de la transition de 2005 et des élections, libres et transparentes, de 2007. C’est, pour nous, demander le minimum. Nous, les légalistes, qui avons fait le maximum de concessions possibles et imaginables, tandis que, de l’autre côté, on se borne à appliquer la feuille de route tracée par la junte.

D’aucuns ont dit que vous étiez contre la dissolution du Parlement, que le président Sidi avait brandie, lors de son retour du Caire. Si tel était le cas, est-ce que, quelque part, vous ne porteriez pas une certaine part de responsabilité de ce qui est arrivé, le 6 août dernier?

Vraiment, je ne comprends pas le sens de cette question. Je ne pense porter aucune responsabilité dans ce qui est arrivé le 6 août. Et ce que vous m’attribuez n’est pas fondé. Je n’ai jamais été contre la dissolution de l’Assemblée nationale : bien au contraire. Le mardi, avant le coup d’Etat, j’étais au campement, quand le président m’a appelé pour me dire qu’à l’Assemblée nationale, certains députés avaient demandé une session extraordinaire, c’est alors ce moment que j’ai appris ce qui se tramait. Tout avait été mené, par en-dessous, en cachette.

Normalement, dans toute démocratie digne de ce nom, lorsque des députés souhaitent une session extraordinaire, c’est, d’abord, à leur président qu’ils s’adressent. Alors, évoquer un soi-disant blocage de cette session extraordinaire… Il y a des règles à respecter, même si cela implique des discussions orageuses. Nous avions connu des sessions-marathons, on était tous stressés, avec cette affaire de motion de censure. Personnellement, j’avais essayé de rapprocher les positions du président de la République et du général Ould Abdel Aziz, et j’avais besoin d’un mois de repos pour souffler.

Et je ne suis parti, en vacances, qu’après m’être entendu, avec le Premier ministre, sur la date de la prochaine session extraordinaire, pour le 5 septembre, je crois. Il n’y avait pas de blocage. C’est alors que le président m’a téléphoné, en m’informant qu’il avait été saisi, irrégulièrement, par certains députés, après mon départ, qu’il leur avait répondu que les vice-présidents, de par le règlement de l’Assemblée, n’avaient pas pouvoir de saisine du gouvernement et qu’il fallait passer, impérativement, par moi. Le président m’a également parlé des points que les députés voulaient inscrire à l’ordre du jour de cette fameuse session extraordinaire.

Or, pour qu’un point soit inscrit à l’ordre du jour, il faut qu’il passe par tout un processus d’adoption : saisine du président de l’Assemblée, qui le soumet à la conférence des présidents, qui le discute, l’approuve ou le rejette. Dans le premier cas, il serait soumis à une session plénière, pour adoption. C’est seulement après, qu’il serait opposable au gouvernement, comme proposition de loi ou de point à discuter. Le président m’a demandé si je pouvais rentrer, pour discuter de ces questions à inscrire à l’ordre du jour.

Et c’est à travers ce coup de fil, que j’ai, expressément, demandé au président de la République s’il entendait continuer à travailler avec cette Assemblée nationale. Cela signifie que je lui suggérais, implicitement, la dissolution de celle-ci. Il m’a répondu que oui, parce qu’il y disposait d’une majorité. Je lui ai dit alors : dans ce cas, il n’y a aucune raison de la dissoudre. Le lendemain, c’était le putsch. Donc, je n’ai jamais été contre la dissolution. Je l’avais, au contraire, suggéré, compte tenu de la situation. Mais nous avions eu, effectivement, quelque divergence quant à la présentation de cette éventuelle mesure.

De retour de Charm El Cheikh, il m’avait appelé, le matin, pour me dire qu’il allait parler à la Nation. Il voulait m’entretenir des thèmes qu’il allait aborder. Il avait, alors, évoqué, de manière très cool, la dissolution de l’Assemblée, qu’il comptait brandir, au cas où l’on entraverait son action. Je lui ai dit que j’approuvais tout ce qu’il allait dire, sauf le fait de brandir, publiquement, cette menace. Je lui ai suggéré de rencontrer, plutôt, les députés auteurs de la motion, pour leur parler, entre quatre murs, de l’éventualité d’une dissolution. Il m’a répondu que le caractère public de son propos ne susciterait aucune hostilité. Je n’étais pas convaincu, mais c’était sa décision.

Il se trouve que je n’ai pas entendu son discours, en direct, et c’est dans mon bureau que certains sont venus m’en informer, les uns, très mécontents, les autres, satisfaits, parce que, disaient-ils, «le président a, enfin, décidé de prendre ses responsabilités». Quelle part de responsabilité voudriez-vous, donc, me faire porter? Je n’ai pas été pris à témoin pour avouer la réalité des choses, que j’aurais niées ou cachées. Je me suis investi, personnellement, pour rapprocher les positions du président de la République et du général et je n’ai jamais rencontré le général que durant cette période là, et à ma demande. Il sait combien je l’ai mis en garde, contre tout ce que nous vivons, aujourd’hui. Je lui ait fait, clairement, savoir qu’il n’en tirerait que malheur.

Vous avez été menacé par une motion de destitution, venue des députés qui soutiennent le HCE. A votre avis, pourquoi ses initiateurs ne sont pas allés au bout de leur logique? Considérez-vous, aujourd’hui, que cette menace est désormais derrière nous?

Vraiment, vous me posez une question à laquelle il m’est fort difficile de répondre. Quand on entame, contre vous, une procédure de destitution et que vous ne faites rien pour l’empêcher, vous ne saisissez aucune institution pour l’arrêter ou l’infléchir, que dire, de la suite des évènements? Ladite motion a été engagée ou initiée, je ne sais si c’est par les députés, eux-mêmes, ou s’ils furent poussés à le faire. Certains députés légalistes sont venus me voir pour me demander d’intercéder auprès de certains députés auxquels je suis lié par des liens tribaux et régionaux. J’ai, catégoriquement, refusé.

Pour moi, face à cette atmosphère malsaine, face à ce qui se tramait, ma première réaction aura été de démissionner, purement et simplement, plutôt que d’accepter une espèce de cohabitation qui fait, du Parlement, un appendice du HCE, des militaires ou du BASEP, je ne saurais dire. Mais je prends mes décisions après mûre réflexion, et, dans une telle situation, très inconfortable, j’avoue que celle-ci fut, particulièrement, difficile.

Au-delà de tout orgueil, dépassant ma première réaction, j’ai accepté le raisonnement des autres parties opposées au putsch qui m’ont convaincu de rester, arguant de ce que je pourrais, peut-être, en conservant mes fonctions, aider plus le mouvement de résistance qu’en jetant l’éponge. Ça m’a paru, effectivement, jouable, et j’ai alors accepté de rester. Mais, mon éventuelle destitution ne me fait ni chaud, ni froid, je n’ai pas, pour cela, levé le petit doigt. J’ai appris, qu’au niveau du Conseil constitutionnel, on a, d’abord, donné une réponse évasive, du genre «oui, mais», donnant l’impression d’une orientation pour me destituer, mais lorsque la cour a reçu une version claire, elle a opposé son refus.

Selon les rumeurs qui me sont parvenues, on a même mis en doute mon intégrité morale. Pour certains, le fait que je ne sois pas destitué résulterait d’un accord signé avec la junte, c'est-à-dire que ce serait sur ordre du général que la cour se serait appuyée, pour dire la loi. Il n’en fallait pas plus pour que certains, dans mon propre camp, me soupçonnent d’avoir noué un accord sur leur dos. Que voulez-vous que je vous dise? S’il y a eu combines ou concertations entre le Conseil et le président du HCE, seul Dieu et eux le savent.

En tout cas, je n’ai pas remué le petit doigt, je n’ai signé aucun accord secret avec le pouvoir, ce n’est pas mon genre, tout le monde me connaît, depuis que je me suis investi, en politique, je fais ce qui me paraît être juste, loin des combines. S’il y avait, pour moi, une possibilité de quelque nature que ce soit pour cautionner ce coup d’Etat, je l’aurais fait, ouvertement et très sincèrement. Il se trouve que je n’en vois aucune, je ne vois pas, vraiment pas, comment, moi, démocrate que je suis, pourrais-je cautionner un coup d’Etat militaire contre la démocratie.

Lors du dernier meeting du FNDD, vous avez affirmé que Ould Abdel Aziz ne sera jamais président de la République. Comment pourriez-vous l’en empêcher?

Par le combat politique que nous continuons à mener, nous le pensons, et je l’ai dit, très haut et fort, il n’est interdit ni d’espérer ni de rêver. Pour moi, il peut être un dictateur, mais jamais un président légitime de la République, ni jamais s’enorgueillir, parce qu’il ne sera pas élu par le peuple mauritanien, en toute transparence. Il peut faire comme si, s’imposer en tant que dictateur, chef d’une junte, le temps que ça durera, mais il ne sera pas l’élu du peuple.

Contrairement au FNDD, le RFD n’a pas condamné le putsch du 6 août, mieux – ou pire, si vous préférez – il a participé aux EGD organisés par le HCE. Que pensez-vous de cette position? Avez-vous rencontré, depuis, Ould Daddah? Pourriez-vous, aujourd’hui, après l’échec de la médiation libyenne et la candidature du général Ould Abdel Aziz, faire, à nouveau, un petit bout de chemin ensemble ?

Vous savez, les gens font de la politique, chacun suit son chemin. Je suis en porte à faux avec leur position, comme eux, ils sont en porte à faux avec la mienne. Je ne suis ni juge ni censeur des uns et des autres. Quand à la possibilité de travailler ensemble, je dois vous dire que nous n’avons jamais fermé la porte du dialogue, ni sur le plan individuel, ni sur le plan, général, entre nos partis. Pas plus tard qu’hier, nous nous sommes retrouvés – par hasard, il le préciser – chez Abdallahi Ould Bah, Dieu ait son âme, pour présenter nos condoléances, et nous avons discuté de la nécessité de coordonner notre action, face à ce qui vient de se passer, nous nous retrouvons, sur ce sujet précis et sur beaucoup d’autres points.

En tout, du moins en ce qui concerne le FNDD, des instructions ont été données pour accélérer le processus de rencontres avec le RFD. Ahmed a, pour sa part, donné, devant moi, des instructions pour la rencontre avec le front. Il n’est, d’ailleurs, pas exclu que les deux parties se rencontrent, aujourd’hui (Vendredi 13 mars, NDLR), pour discuter de l’unification des actions à entreprendre, face à l’attitude du guide libyen.

Lors du dernier meeting du FNDD, vous avez affirmé que le front restait uni, fort comme une barre de fer, apportant ainsi un démenti, cinglant, à tous ceux qui avaient prédit, un peu vite, sa dislocation, juste au lendemain de sa fondation. Ne craignez-vous pas, aujourd’hui, avec une présidentielle en perspective, la politique du ventre, caractéristique principale de certains de nos cadres et hommes politiques, aidant, que le front connaisse une hémorragie, pour ne pas dire une implosion, comme a failli le connaître le RFD, il y a peu?

Je ne condamne pas votre manière de faire, mais je pense que vous en faites, quand même, un peu trop. Vous savez, les partis politiques, chez nous, sont comme des ONGs. Et les journaux, comme vous dites, [éclats de rires]. Enfin, moi, je n’ai rien dit. Je reconnais que nombre de fondateurs de partis politiques n’ont d’autres choix que de graviter autour du pouvoir, autour du plus fort, mais cela devrait passer inaperçu, et non noyer, systématiquement, les quelques partis politiques nantis de principes, disposant d’une base populaire plus ou moins importante et menant, comme ils peuvent, un combat d’idées, afin de conquérir, un jour, le pouvoir par les urnes.

Ceci est aussi vrai pour notre Parlement et je ne vise personne. Nous sommes 150 députés élus, comme les conseillers municipaux, choisis pour défendre les intérêts des populations. Vous pouvez affirmer, vous, que tous mènent la politique du ventre? Pour ma part, ma préoccupation, c’est un FNDD uni, pour combattre un coup d’Etat contre la démocratie. Ici, les gens sont unis autour de principes, ils sont unis parce qu’ils veulent engager la Mauritanie, dans la voie du progrès. Sortir leur pays du cycle infernal des coups d’Etat.

Je reste convaincu que, tant ce ciment demeure, il n’y a rien à craindre. Mais, si ce ciment-là disparaît demain, peut-être que chacun voudra voler de ses propres ailes, comme cela s’est passé, en d’autres temps et d’autres lieux. En tout cas, ce que j’entends dans les coulisses me rassure, chacun privilégie l’unité. Se disperser serait, vraiment, dommage et dommageable.

Certains caciques du pouvoir d’Ould Taya, qui continuent à graviter autour du HCE, viennent de déposer les statuts et le règlement intérieur d’un nouveau parti, l’UPR. Quel commentaire vous inspire la naissance d’un nouveau parti politique, dans le contexte politique actuel ?

Selon mes informations, ceux qui veulent fonder ce parti gravitent, effectivement, autour du général. C’est aussi vrai qu’ils étaient des caciques du PRDS. Cela démontre que nos hommes politiques ne tirent pas de leçons des expériences vécues, il y a si peu. L’exemple du parti Adil, fondé par des élus, épars, et si vite autodétruit, devrait faire méditer ceux qui veulent concocter un parti politique de ce genre. L’expérience ne semble pas constructive pour les mauritaniens, chacun fait comme ces femmes qui acceptent tel conjoint qui divorce, à tour de main et se remarie, le lendemain, excusez l’allégorie, chacune se persuadant qu’avec elle, cela n’arrivera jamais.

Tous les mauritaniens raisonnent comme ça, ce qui est arrivé à Adil n’arrivera pas à l’Union Pour la République. Et pourquoi pas? C’est la même construction, le même échafaudage. Preuve, s’il était encore besoin, de ce que le général s’accroche, plus que jamais, au pouvoir, en se dotant d’un instrument de conquête ou de maintien, avec un parti à sa dévotion, qui jouera le rôle du PRDS, en son temps, Adil n’ayant même pas eu le temps de jouer un quelconque rôle, sinon celui de se détruire. Ma position, à ce sujet, fut, d’ailleurs, affichée très tôt.

Alors membre de la majorité, j’ai été, le premier, je crois bien, à désapprouver, publiquement, l’illusion Adil, au cours d’un meeting populaire, tout le monde le sait. Quant à l’UPR, sa fondation ne me dérange pas outre mesure, il ne me concerne pas. Je suis, plutôt, content de sa reconnaissance par les autorités, cela contribuera à sa propre destruction, comme cela fut avec Adil. On ne change pas du jour au lendemain, ce sont les rapports de forces qui évoluent, nécessairement, et ceux qui se constituent, aujourd’hui, en parti seront, demain, dans le camp de ceux qui se seront substitués au général, légalement ou illégalement.

Il y a d’autres, par contre, à qui l’on prête l’intention de former un véritable parti politique, loin de moi l’idée de mépriser leur position, je considère que c’est une position courageuse, parce qu’ils ont osé s’exprimer, exprimer, dans l’euphorie baignant le général, au moins un certain sens du devoir, une certaine sensibilité, jugeant anormal que des gens, investis en politique depuis l’indépendance de la Mauritanie, renoncent, du jour au lendemain, à tout ce qu’ils ont incarné, jusqu’ici, pour suivre un général qui n’a jamais fait de la politique, obéir à ses ordres comme le dernier des bidasses.

Je pense que commencer à s’affranchir de cette tutelle est de bon augure. En tout cas, en ce qui nous concerne, nous encourageons cette initiative, et nous n’excluons pas que nous puissions nous rejoindre, sur le chemin de l’honneur, de la dignité et de la démocratie.

Mais ils se réclament, d’emblée, de la majorité !

C’est un faux-problème. Combien de gens se sont réclamés de la majorité? Certains qui s’y référaient, travaillaient pour la motion de censure et continuaient à m’affirmer qu’ils appartenaient à la majorité, au parti Adil, qu’ils n’avaient rien contre le président, mais qu’ils ne voulaient pas d’un gouvernement avec des Roumouzz El Vassad. Cela jusqu’au jour où le chef de l’Etat fut renversé. Se réclamer de la majorité, par les temps qui courent, en Mauritanie, ne signifie pas grand-chose.

Certains membres du FNDD sont embastillés, depuis plusieurs mois. Ils sont accusés de malversations. Que pensez-vous de cette campagne de lutte contre la gabegie menée par le général?

Ce que j’en pense? Ce que j’en ai déjà dit au général, les yeux dans les yeux, lorsque je l’ai rencontré la dernière fois, exceptée notre brève poignée de mains, à l’occasion de la prière dirigée par Kadhafi, au stade. Je lui avais, alors, explicitement parlé de l’alibi dont il se servait pour emprisonner ses opposants. Vous ne convaincrez personne, ai-je affirmé, parce que ces gens ne sont pas les seuls à avoir dirigé Air Mauritanie et que le tri opèré prouve, à l’évidence, le règlement de compte politique.

Je lui ai fait observer que la Mauritanie est trop petite, qu’on s’y connaît presque tous, qu’il est vraiment inutile d’essayer de mener en bateau, et de susciter des problèmes tordus d’avance. Ou bien on s’investit dans le combat contre la gabegie, auquel cas il ne doit y avoir aucune exception, et je ne vois pas pourquoi commencerait-on par ces malheureux, au lieu de s’attaquer à tous ceux qui ont eu à gérer les deniers publics. Libérez ces hommes, ce que vous voulez accréditer ne convainc personne, lui ai-je dit.

Comme je l’avais conseillé auparavant, lorsque j’ai constaté des excès de langage ou de zèle, de certains de ses ministres, à l’égard de la personne du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Qu’il le destitue est une chose, qu’il permette à ses gens de s’attaquer, de manière vulgaire et éhontée, à la personne du président, au travers de telles parodies, n’est pas du tout de bonne augure pour le général, qui ne restera, de toute manière, pas éternellement au pouvoir.

Ce n’est vraiment pas bon, de tels dérapages, pour quelqu’un qui entend présider aux destinées de la Mauritanie. Je lui ai demandé d’arrêter cela, parce que tout le monde considère, aujourd’hui, que tout ce qui se fait émane de ses ordres. Tout cela m’a beaucoup touché, bouleversé, même, je l’ai rappelé lors du dernier meeting. Vraiment, je voudrais qu’aucun mauritanien ne se révèle capable de tels actes, ce n’est pas dans nos coutumes, dans nos valeurs, que de s’attaquer à une personne en situation de faiblesse.

Ce général qui parle de «sacrifice» en «consentant» à un coup d’Etat, alors qu’il savait, pertinemment, n’avoir personne pour le contrarier, lui qui disposait de toute la force. S’il avait eu, face à lui, des unités armées ou des chefs décidés à en découdre, il aurait risqué sa vie, auquel cas l’emploi du terme «sacrifice» aurait eu quelque valeur. Peut-être aurais-je dû me taire mais je suis, de nature, comme cela, je m’élève contre l’injustice, d’où qu’elle vienne. Si je demande au général de cesser ses abus, par rapport à ceci ou à cela, ce n’est pas que je recherche son intérêt – je pourrais, à la limite, ne pas m’en préoccuper – mais c’est, plus prosaïquement, pour atténuer la souffrance des victimes ou de ceux qui pourraient, éventuellement, en souffrir.

Propos recueillis par Ahmed Ould Cheikh et Dalay Lam


Info source : Le Calame (Mauritanie)

Ɔopiarpegar a dit…

Lekhriv ente tu ne bois pas na3na3 emmalek? eiwa techrib le lait e7lib wella caillé? I'm gonna sleep here sous la khaima please Lekhriv wake up earlier in the morning je pars demain gayes elbadiya pour 10 jours

Bebe BA a dit…

Ɔopiarpegar? J'espere que chez toi à la badiya, tu as le net (Taya nous l'avait promis).
Sinon, il est hors de question que tu partes 10j!!!

Ɔopiarpegar a dit…

le net chez moi f elbadiya manalla but from time to time I'll to connect

Ɔopiarpegar a dit…

Bebe ba, I'll try to connect

Lekhriv please don't forget to wake me up

Anonyme a dit…

Copiarpegar,
wake up my dear, j'espere que tu as bien dormi sous la Tente. en attendant j'ai trois questions:
-Pourquoi Ely ne repond pas a Aziz sur l'accusation portant sur les 400M$.
_Ely a t-il rejoint ou bien est-il en train de se faire draguer par la nouvelle alliance FNDD/RFD

- Enfin, Qu'es ce que Aziz attend pour annoncer publiquement sa candiature, puisqu'il est deja en campagne (Inchiri hier, today Brakna et demain Assaba et Gorgol ).
Lekhriv

Anonyme a dit…

Copiar, tu ne peux pas nous abandonner comme ça dix jours! C'est une éternité!
Bon tu seras à moitié pardonné si tu nous ramène du bon lben.
Ano, le coup des 400 millions c'est juste pour mettre la pression sur Ely. La tribu va se réunir pour faire passer la pilule. Ely, va peut être laisser passer son tour parce que de toutes les façons, Aziz ne va pas le libérer de l'armée. En refusant la démission de Ely, on empêche légalement sa candidature. Celui-là il a vraiment été piégé par le putsch. Il voulait vraiment prendre son temps, aller se former en anglais pour asseoir sa stature internationale, se laisser quatre ans avant de se mettre en réserve de l'armée; ce qui Sidi aurait accepté facilement. En gros c'est une prise d'otage. Aziz va réunir toutes les conditions pour gagner facilement l'élection, sans adversaire valable. C'est pourquoi Messoud a raison de dire que le "sacrifice" de Aziz n'a pas de sens: il ne va au clash que quand les autres sont désarmés. Vous avez dit courage?

Bebe BA a dit…

Mme la Marquise,

C'est vrai que le coup d'Etat (rectification selon les autres) a dérangé les plans de Ely!
la tribu convaicrait plus facilement Ely de laisser tomber que aziz: le premier à bcp plus à perdre que le second, qui a le pouvoir avec lui (pour l'instant).

Anonyme a dit…

Lu sur ANI:

Bernard kouchner (drôle de nom ) s'attaque au pouvoir en place après l'échec de la médiation du faux guide de la fausse révolution du pays ami et frère la république libyenne.

Lekhriv

Anonyme a dit…

Lu pour vous sur taqadoumy

***

Selon O. Ebetty, O. Waghef devrait être jugé par la Haute cour de justice Version imprimable Suggérer par mail
19-03-2009
Le collectif des avocats de la défense de Yahya Ould Ahmed Waghef, ancien Premier ministre de la Mauritanie et ancien directeur général de la défunte compagnie aérienne nationale "Air Mauritanie", a dénoncé la détention "abusive" de ce dernier, mercredi au cours d’une conférence de presse à Nouakchott.

Me Brahim Ould Ebetty, un des avocats de l'ancien Premier ministre, s’insurge notamment contre un "emprisonnement illégal (de son client), en violation des dispositions de la constitution et des règles de fonctionnement de la Haute cour de justice (HCJ) dont les membres (des parlementaires) ont été désignés depuis plusieurs mois alors que son fonctionnement reste bloqué".

La défense de Yahya Ould Ahmed Waghef estime, en effet, que si ce dernier devait faire l’objet de poursuites, son cas devrait être traité par la Haute cour de justice (HCJ) et non pas par des juridictions ordinaires "incompétentes".

Les avocats accusent le Haut conseil d'Etat (HCE) au pouvoir en Mauritanie depuis le coup d'état du 06 août 2008 d’instrumentaliser la justice pour "régler des comptes avec des adversaires politiques" qui se sont opposés à leur coup de force.

L’ancien Premier ministre mauritanien est placé en détention préventive depuis quatre mois pour "détournement de fonds" dans le cadre d’un Programme spécial d’intervention (PSI) mis en œuvre par le gouvernement mauritanien entre avril et juillet 2008 pour faire face à une menace d'insécurité alimentaire et à la forte hausse des prix des denrées de base sur le marché international.

Il est également poursuivi pour "abus de biens sociaux" et d’autres infractions connexes dans le cadre du dossier Air Mauritanie, au même titre que trois autres anciens directeurs généraux de la compagnie en processus de liquidation depuis janvier 2008.


© APA News - Mars 2009

Anonyme a dit…

la Communauté internationale prévoit donc des mesures plus sévères a l'encontre de la junte d'ici fin Mars si aucune solution ne se dégage d'ici là.

Bon Courage tout le monde, déjà que la crise actuelle fait des ravages au sein des ménages moyens...

Lekhriv

Bebe BA a dit…

Lekhriv,

Je crois que Mr couli souffre d'un complexe. j'arrive pas à cerner quel genre de complexe.

Il a toujors besoin de montrer qu'il en connait un tel ou un tel, ou mettre en avant ses qualifications et ses qualités!

Mais quel besoin avait il de dire que telle est da copine? et si elle ou son mari lisaient canalh?

I don't know

Anonyme a dit…

Pourquoi AZIZ gaspille autant d'argent pour ses visites alors que la crise est déjà installée?
Plusieurs fonctionnaires et agents de l'état ne sont pas payes depuis Janvier.
Certaines denrées ont vu leur prix augmenter, notamment le riz.

lekhriv

Anonyme a dit…

Bebe,
Je ne suis pas sure que la tribu soutiendra Aziz face à Ely quand même.
Et si la tribu finissait par perdre les deux atouts?
Pourquoi pense t-elle et devrons-nous accepter que le pouvoir soit perçu comme leur propriété?

Anonyme a dit…

ma chère bebe (wonni bebe lol)

On a réussi à me sortir à mon tour de ma cachette. J'ai pas suivi cette histoire de couli qui se raconte comme diraient les jeunes d'ici.

**
lekhrive
hgallah ils n'ont pas été payés depuis janvier? c'est grave alors?! Et Aziz continue de penser que c'est la bonne voie?! Il faut l'arrêter ce monsieur. Ou sont nos rajaaleus?

Bebe BA a dit…

La Marquise,
Je partais du fait qu'il ne pourrait y'avoir de conflit entre Aziz et Ely, par rapport aux déclarations du 1ér sur le detournement des 400s
*****
La tribu fera tout conserver ce pouvoir. Ainsi va la Mauritanie! Nous avons Taya et les smacides à l'oeuvre!

Bien sur nous n'avons pas à l'accepter et ne devons pas l'accepter.

Bebe BA a dit…

Bienvenu à Mina (wonni bik)

Fait pas attention à Mr couli

Anonyme a dit…

eywa, il faut qu'on prépare la tribu des...femmes de Mauritanie. Avez-vous lu l'enquête qui révélait que les entreprises dirigées par les femmes étaient mieux gérées que celles dirigées par les hommes? On va peut-être réussir à renvoyer les snadras dans leurs casernes définitivement. Demandons à nos hommes de porter chacun un mleuhfa, puis de nous prêter leurs pantalons pour affronter ce Aziz que tous craignent comme des agneaux le loup. En attendant faisons la grève du lit (lol): alors là je vous assure qu'il ne faudra pas plus de 24 heures pour régler le problème définitivement.

Anonyme a dit…

bechoor mina, tu veux bruler le pays ou quoi?! Grève du lit (ou de la couette)!!! Ils ne vont pas attendre 24 heures! Même le jeune c'est seulement au max 12 heures et il y a plus de hassanat!!!

bebe, c'est dommage qu'il n y ait pas la castagne au sein de la tribu au moins ils pourront se la raconter beaucoup moins. Tu as raison en effet de rappeler l'épisode Taya. Les sbai sont entrain de mettre le pays sous leur domination. Je crois que je vais définitivement adopter une nationalité étrangère: ce pays est sans espoir.

Bebe BA a dit…

Ma chère mina,

J'adhére totalement à ton idée!
C'est l'espéce rajaaleus est en voie l'extinction!!

Anonyme a dit…

tkaysou,
la bolotik c'est sale et très dangereux pour vous. N'allez pas salir vos jolies mains couvertes de henné comme une diombodiou (c'est comme ça qu'on dit non bebe?).
Quand vous commencerez à chercher une présidente vous allez voir que c'est pas un jeu...(j'allais dire d'enfants mais depuis quelques temps déjà on sait que la femme n'est plus une enfant) de femmes.

Anonyme a dit…

Bebe,

Juste pour ton information et de bonne source .
Une délégation de la tribu a tente de rapprocher les deux titans. Elle se rendit chez Aziz qui répondit être favorable a toute décision prise par les notables de la tribu.
Ensuite elle se rendit chez Ely qui leur dit que le problème entre eux n'est pas d'ordre tribal mais plutôt ...national.
Allez comprendre...

lekhriv

Anonyme a dit…

anonyme, c'est sérieux ce que tu dis-là?
Si c'est le cas alors Ely est prêt à aller au clash? ça va être une bataille d'éléphants: l'herbe va en souffrir. ça veut dire alors que Ely a vraiment confiance en sa belle étoile ou alors c'est un homme d'une envergure nationale qui ne veut pas jouer la carte du tribalisme. C'est tout à son honneur et je dis alors bravo. Merci ano pour l'info.

Bebe BA a dit…

lekhriv,

Alors la guerre des gangs va bientôt commencer.

Bebe BA a dit…

Nasroun, attends toi à une surprise!
Le mythe de la faible femme est depassé et on te le demontrera!!

Anonyme a dit…

où sont les hommes? Les femmes sont entrain de conspirer et comme on dit chez nous "inna kayda hounna la 'adhim". Mina, je ne sais pas si l'enquête dont tu parles est sérieuse mais là où les femmes sont devant c'est la catastrophe:
Cléopatre,
Benazir bhuto
Golda meir
Margareth Thatcher
Youlio Timochenko
Indira ghandi
corazon aquino
il parait que même le couple de pigeons qui était à côté du mont où le prophète Moïse avait demandé à voir Allah (soubhanahou wa taala) a été conduit là par la pigeonne.
Tu t'imagines mint Ahmed Aïcha ou Khattou présidente de la République? Au secours mina fait un cauchemar!!!

Bebe BA a dit…

Nasroun,

Tu es vraiment de mauvaise foi, lol.

Toutes ces femmes que tu as cité ont marqué l'histoire de leur pays, en bien!

Mais ne dit-on pas que derrière chaque homme, il y'a une femme qui veille?

Si Khattou était présidente, il y'aurait jamais eu de coup d'Etat!

Anonyme a dit…

Bonsoir,

Nasroun puisque tu appelles les hommes je suis là mais je suis un peu du côté des femmes (les Diagana sont connus pour être esclaves des femmes, notre patronyme au complet est balla soce ma yaxare qu'on peut traduire approximativement par: préfère la femme à la nourriture, nourriture symbolisant les richesses du monde).
Mina j'ai bien entendu parler de cette enquête. Ségolène Royal a d'ailleurs voulu surfer la-dessus mais elle n'est pas un bon exemple: deux de ses anciennes collaboratrices l'ont assignée en justice pour harcèlement, autoritarisme, mauvais traitements...
Une fois qu'elles ont le pouvoir, les femmes savent faire preuve d'autorité et montrer qu'elles ne sont pas plus faibles que les hommes. Il se pourraient qu'elles gèrent mal mais qu'avons nous à y perdre? Les hommes gèrent déjà tellement mal et elles ne peuvent faire pire que les hommes. Je dis donc vivement le temps des femmes (mais à condition qu'elles continuent à adoucir l'ambiance de leur foyer, de préparer d'excellents petits plats et de porter les enfants jusqu'au neuvième mois au moins ensuite on prend le relais pour les couches, le biberon et les bains lol)
Mina, c'est bien d'être sortie du bois! Bienvenue!

**
ps: je signerai désormais AD, c'est plus court.

Anonyme a dit…

Mais ma chere bebe, tu peux dire sincérement que khatou n'était pas au pouvoir? C'est comme bill et hill. Oui, derrière chaque grand homme il y a une grande femme qui dit: ça se voir que c'est toi qui conduit. Au prochain carrefour tu prends à gauche".

Bebe BA a dit…

Nasroun, si elle avait vraiment les coudées franches, 1 mois après l'investiture, on aurait plus entendu parler de Aziz et cie.

Anonyme a dit…

aali moullaneu si jamais vous pensez que les femmes peuvent faire mieux que les hommes vous vous trompez! Si vous le pensez vraiment on va demander à khattou, à mint tolba, à takbeur, à amal de se présenter à l'élection présidentielle et on va voir. Voyez vous mêmes ce que font les mint mouknass, irabiha, betriqa et les autres femmes de la scène politique actuelle!!! regardez rachida, pecresse, nadine morano, boutin...

Bebe BA a dit…

Pa Mahmoud (c'est le nom de mon regretté père),

Il n'y a pas que ces femmes là en Mauritanie!

Anonyme a dit…

Je suis sur au contraire que c'est elle qui a dit à son mari:
Aziz il est gentil woghyeurt bih! C'est grâce à lui qu'on est là. Il faut le nommer général et lui confier toute l'armée pour qu'il nous protège des smacides; En plus c'est mon cousin donc y a rien à craindre.
Eywa voila maintenant.

Anonyme a dit…

Rahimallahou lah, qu'Allah l'accueille parmi ses fidèles dans les jardins du paradis.

***
mais ce sont ces femmes que nous voyons aujourd'hui sur le devant de la scène. Elles vont nous éreinter pour sur!!!

Bebe BA a dit…

Nasroun,
S'il ne s'agit que d'elle, les choses ne se seraient pas passées ainsi!

Mais le problème, c'est que Sidioca est manipulable et coverable à souhait: Tout son entourage en a profité!!

*****
Pa Mahmoud,
C'est parce que vous ne voyez que ce que l'on désigne!

Apprenez à chercher par vous même!

Ah ces hommes, de vrais assistés

Anonyme a dit…

Désolée, ma chère bebe
je me suis absentée un moment pour une affaire urgente et je vois que les garçons en ont profité. C'est toujours comme ça. Ils attaquent en meute et profitent des proies isolées. La preuve même pour draguer il leur faut être deux ou trois. La preuve encore c'est ce Aziz qui s'en prend à la femme d'un homme affaibli en servant de toute la puissance de feu du basep.
Nasroun, les femmes que tu cites sont loin d'avoir échoué. Elles ont juste montré qu'elles ne pouvaient pas être manipulées par les hommes. Celles qu'on a eues en Mauritanie ont été fabriquées par un système qui ne pouvait rien produire de bon. Il y a maintenant de nombreuses mauritaniennes qui sont de la société civile, qui se battent au quotidien pour améliorer le quotidien sans en attendre quoi que ce soit. Personne n'entend parler d'elles; Elles font un travail ingrat et montrent qu'elles sont désintéressées. On en a aussi à l'étranger dans les organisations internationales ou dans de grandes entreprises. C'est vrai qu'il faut essayer autre chose maintenant.

Anonyme a dit…

C'est vrai qu'on a laissée la pauvre seule face à ces attaques masculines mais faibles. On voit que tu es cernée bebe mais on est là.
Comme Ablaye l'a dit, de toutes les façons on a essayé avec les hommes ça n'a pas marché, il faut essayer avec les femmes. ça ne peut pas être pire.

Anonyme a dit…

lu pour vous
**


Voyage : le pouvoir aux femmes !
Comme vous le savez toutes et tous, aujourd'hui, jeudi 8 mars, c'est la Journée Internationale de la Femme. Instituée officiellement en France en 1982 par le gouvernement socialiste, cette journée si spéciale rend d'abord hommage à toutes les femmes et nous rappelle les féministes de la première heure qui se sont battues hier pour nous apporter ce qui nous semble comme acquis aujourd'hui: le droit de vote, le droit à l'avortement, le droit de travailler, le droit de porter un pantalon...


Aujourd'hui encore, le combat des femmes continue ! Car même si le féminisme a pris une ampleur planétaire, il ne fait pas encore parti du passé... loin de là ! Les questions sur le statut de la femme dans la société restent plus que jamais d'actualité.

Il ne faut pas oublier les femmes d'aujourd'hui qui se battent pour préparer demain. Car demain a des chances (ou des risques) de se conjuguer au féminin.

Selon l’hebdomadaire britannique The Economist : ''si l’on additionne taux d’activité féminin et valeurs et richesses générées par le travail domestique et l’éducation des enfants (à la charge des femmes et non pris en compte dans les statistiques officielles), l’on s’aperçoit que les femmes sont responsables de la moitié de la richesse mondiale produite''. Un potentiel énorme.

Et n'en déplaise à la gent masculine, diverses études prouvent que les femmes sont ''meilleures'' : meilleures dans les études, meilleures dans le travail, meilleures gestionnaires et meilleures consommatrices.

80% des décisions d’achat seraient prises par les femmes
Voyage : le pouvoir aux femmes !
D'ailleurs je voudrais m'étendre sur ce dernier point. Savez-vous que par leur pouvoir d'achat et leur statut de ''prescripteur (trice)'' familial, 80% des décisions d’achat seraient prises par les femmes ? Et côté voyages, c'est exactement la même chose : la femme décide !

La femme ne dirait pas : ''Où partons-nous ? Quand ? Combien ça coûte ? En demi-pension ou en pension complète ? Avec ou sans les enfants ? A la neige ou au soleil ? .... '' mais plutôt : ''Chéri, pour ces vacances d'été, j'aimerais que nous partions dix jours en Provence à Pont Royal. Le village vacances Pierre & Vacances propose la semaine à 405€ au lieu de 450€ . En plus, il y a de nombreuses animations pour les enfants !''...

Et en général l'homme s'exécute.

Au delà de cet exemple, d'autres données chiffrées sont révélatrices : sur les 2,7 millions de porteurs de Chèques-vacances les 2/3 sont des femmes. Patrick Samuel, Directeur de l'ANCV, explique ce chiffre par la capacité des ''femmes [à être] dans une logique d'anticipation et de gestion [plus] que les hommes'' et par leur ''sens de l'épargne plus élevée''. Ce dernier est même convaincu que ''les femmes sont moins occupées que les hommes sur la défense d'un pouvoir ou d'un territoire''.

Pour leur défense, certains machos diront qu'il faut toujours faire croire à la femme qu'elle décide... jusqu'au jour où ils trouveront leur valise sur le pas de la porte mais... ça ne sera certainement pas pour partir en vacances !

Source : The Economist, 15 avril 2006 - “ The Importance of Sex. Forget about China, India and the internet : economic growth is driven by women ”

Anne Lombardo

Anonyme a dit…

lu pour vous un article de Christine Ockrent, madame K

fémininement votre
***

Le pouvoir féminin


ARTICLE - 14 juin 2007
Elias Levy

Christine Ockrent: "Le pouvoir au féminin est un pouvoir très contemporain."
La célèbre journaliste française Christine Ockrent rappelle dans un essai passionnant sur le pouvoir féminin, qu'en politique, à la différence d'un homme, une femme doit toujours prouver qu'elle est légitime et compétente.

Y a-t-il vraiment de plus en plus de femmes au pouvoir? Peut-on parler d'un mouvement de fond?

Tout à fait. Angela Merkel en Allemagne, Michelle Bachelet au Chili, Michaëlle Jean au Canada... En France, Ségolène Royal a été la première femme candidate à l'Élysée... Au Québec, Pauline Marois, en Suède, Mona Sahlin, en Israël, Tzipi Livni... seront candidates au poste de premier ministre lors des prochaines élections générales. Actuellement, on compte une douzaine de femmes présidentes ou premiers ministres, y compris dans des pays comme la Corée du Sud, la Jamaïque ou le Libéria. C'est un phénomène de génération, parce que toutes ces femmes aujourd'hui au pouvoir politique, qu'elles soient chef d'État ou chef de gouvernement, ont à peu près le même âge, la cinquantaine. Ce sont des femmes qui ont des parcours professionnels, à quelques exceptions près, très parallèles aux parcours masculins, avec évidemment un coefficient de difficulté plus grand parce que tout est toujours plus difficile pour les femmes, à commencer, bien sûr, par le regard qu'on porte sur elles. Si la façon de le conquérir et de l'exercer n'est pas spécifique, la représentation du pouvoir exercé par une femme reste intrinsèquement différente. On lui reproche plus longtemps une forme d'ambition qui, chez un homme, paraîtra naturelle. Le regard sur elle demeurera ironique et sceptique jusqu'au moment où les épreuves du réel gommeront les préjugés liés à son sexe.

Est-ce qu'une femme gouverne différemment?

Non, ça je crois que c'est une simplification un peu hâtive. Le pouvoir politique par nature, surtout dans nos démocraties, est d'abord soumis au réel, c'est-à-dire à la conjoncture, aux événements imprévus et au tempo du politique, qui n'est pas le même que le tempo médiatique ou le tempo de la vie personnelle. Le pouvoir est une confrontation avec le réel, et la marge de manoeuvre est étroite. Ce qui m'a beaucoup intéressée en étudiant particulièrement les cas d'Angela Merkel, en Allemagne, et de Michelle Bachelet, au Chili, c'est que l'agenda et les priorités des femmes au pouvoir sont parfois plus teintés par des préoccupations sociales, quel que soit le parti politique auquel elles appartiennent. On peut dire aussi, sans généralisation excessive, qu'elles font preuve en général d'un pragmatisme et d'un sens du concret plus évidents que leurs collègues masculins. Quelles que soient les cultures auxquelles ces femmes appartiennent et les systèmes politiques dans lesquels elles exercent leurs talents ou leurs prérogatives, on constate que les ressorts de l'ambition, les méthodes pour accéder au pouvoir, la manière de l'exercer s'apparentent à ceux des hommes. Simplement, pour elles, tout a été et demeure plus difficile.

D'après vous, les femmes aujourd'hui au pouvoir ont peu de goût pour l'idéologie. Pourquoi?

Oui, sûrement, mais je crois aussi que c'est l'époque. La plupart des idéologies sont mortes. Au fond, l'émergence de ces femmes dans l'arène politique correspond bien à une époque marquée à la fois par la mondialisation des problèmes et l'irruption du citoyen consommateur qui, dans les démocraties, consomme la politique comme n'importe quelle autre chose, c'est-à-dire qu'il prend, jette ou rejette. De ce point de vue, le pouvoir au féminin est un pouvoir très contemporain.

Le machisme et la misogynie, rappelez-vous dans votre livre, ont toujours pignon sur rue dans les cénacles politiques.

Oui, il y a toujours vis-à-vis des femmes, même dans nos pays occidentaux, un regard qui est beaucoup plus critique et beaucoup plus ironique, y compris de la part des autres femmes. Ce qui est intéressant et curieux, c'est que dans des pays non démocratiques, en particulier dans les contrées musulmanes, on voit des femmes parvenir au pouvoir la plupart du temps à la suite de phénomènes familiaux qu'on peut qualifier souvent de tribaux. C'est le cas au Bangladesh, où il y a deux femmes assez terrifiantes, Khaleda Zia, 61 ans, premier ministre, veuve d'un président assassiné, et Cheikh Hasina Wajed, 79 ans, fille du fondateur et premier chef d'État du pays, assassiné lui aussi, qui s'entre-déchirent depuis des années. Chaque fois, les campagnes électorales sont très violentes, chaque camp déchaînant ses factions contre l'autre, organisant des manifestations de masse comme autant de démonstrations de force. Dans des pays du tiers-monde, des femmes sont souvent au pouvoir pour préserver les intérêts d'un clan. On constate aussi, notamment en Asie, qu'en matière de corruption, de mépris de la légalité et de violence, les femmes n'ont rien à envier aux hommes.

Une fois au pouvoir, les femmes deviennent-elles des féministes invétérées?

Parvenues au sommet, nos dirigeantes ne sont pas forcément des féministes actives. Elles ne promeuvent pas automatiquement leurs congénères. Mais elles s'intéresseront plus volontiers que les hommes aux chantiers imposés par l'évolution inégalitaire de nos sociétés. Tout dépend de ce qu'on entend par féminisme. On est loin, aujourd'hui, de ce que certains groupes de femmes militantes continuent de penser comme étant le féminisme pur et dur. On est plutôt dans quelque chose qui, je crois, est communément admis par les femmes et les hommes, qui considèrent en fait que les deux sexes doivent avoir une égalité de droits, de devoirs et de chances.

Hillary Clinton, candidate à la présidence des États-Unis en 2008, n'est-elle pas en train de bousculer les moeurs électoraux américains?

Oui. C'est la première fois qu'une femme a des chances de devenir présidente des États-Unis. Dans le système politique américain, à la différence du système canadien, le président est le chef des Forces armées. Donc, dans les critères disons habituellement teintés de testostérone, qui consistent à dire que seul un vrai homme peut exercer cette fonction, une femme présidente semble encore un voeu chimérique. Mais le désastre du deuxième mandat de George Bush est tel que, du coup, une partie de l'opinion publique américaine a sensiblement changé sa position par rapport à ce critère d'appréciation. Hillary Clinton a réussi à convaincre par la qualité de son travail parlementaire. Elle appartient à une génération qui a beaucoup travaillé pour être prise au sérieux, qui a tout fait pour incarner le rêve absolu des féministes: prouver qu'une femme peut être un homme comme un autre. Elle apparaît par rapport à Barack Obama, le premier Afro-Américain à songer ouvertement à une candidature présidentielle, comme la gardienne de l'establishment politique. On voit bien que le choix entre le sexe et la race est une dimension singulière des primaires au sein du Parti démocrate américain.

Malgré ce mouvement de fond, on ne peut pas éluder une réalité ostensible: les femmes sont encore très minoritaires dans le monde politique.

C'est vrai. Mais, aujourd'hui, une nouvelle génération de femmes revendique d'une façon très naturelle le droit d'avoir accès aussi aux postes de responsabilité les plus importants. Comme les hommes, les femmes peuvent avoir le goût du pouvoir, le sens des sacrifices qu'il impose, la capacité de le conquérir, la vanité de croire à leur propre talent, l'ambition et la volonté de changer la vie. Eleanor Roosevelt, qui n'eut jamais de rôle officiel aux côtés de son époux président des États-Unis, mais qui exerça une influence considérable sur la gauche américaine - et sur le féminisme -, affectionnait cette formule: "Une femme, c'est comme un sachet de thé. Vous ne connaissez pas sa capacité de résistance jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans l'eau bouillante." D'évidence, elles sont de plus en plus nombreuses à vouloir s'y jeter!


(1) "Madame la... Ces femmes qui nous gouvernent" de Christine Ockrent. Éditions Plon, 2007, 220 p.

Bebe BA a dit…

Comme quoi, la femme veille à tout restant dans l'ombre de l'homme.

Nous allons faire mieux en Mauritanie en sortant au grand jour!!!

Anonyme a dit…

Vrai bebe,
nous restons dans l'ombre, nous les laissons se donner des airs et croire qu'ils maitrisent tout et quand on les voit paniquer jusqu'à n'en pouvoir plus on leur dit "cheri qu'est-ce qui te tourmente à ce point?" Et là il explique c'est quoi le problème; Et c'est là que nous sortons le Grand Jeu "mais chéri tous ces tourments pour ça? J'ai oublié de te dire...". et on dévoile l'information qu'il attendait... c'est la délivrance. Ainsi parlait une femme qui sait de quoi elle parle.

Anonyme a dit…

salam les filles,

Je suis aussi une visiteuse de l'ombre. Je viens de découvrir les échanges entre notre courageuse soeur et la bande à nasroun. Ce dernier à volontairement omis de citer une femme qui fait l'unanimité autour d'elle: Mme Merkel.
Lisez plutôt:

***

Donner le pouvoir aux femmes, c'est le donner à la société
PARITE | 16:41 Un nouveau rapport de l'UIP montre que la représentation équitable des femmes dans les parlements reste un idéal. Les progrès les plus spectaculaires ont été observés en Asie et en Afrique, plus particulièrement au Rwanda, leader sur le plan mondial.


Angela Merkel, l'arbre qui cache la forêt (Photo: AFP)


MCM | 05-05-2008 | 16:41

En 2008, un peu plus de 18% des législateurs à travers le monde sont des femmes. Un chiffre inférieur au 30% jugé nécessaire pour qu'elles puissent influencer la gestion des affaires parlementaires. Une représentation équitable des femmes dans les parlements reste donc "un idéal, non une réalité", indique le nouveau rapport réalisé par l'Union interparlementaire (UIP), basée à Genève.



Avancées en Afrique et Asie
Les avancées les plus spectaculaires ont eu lieu en Afrique et en Asie, avec environ 17% des postes parlementaires. Le Rwanda vient en tête sur le plan mondial, avec une représentation de 49% des sièges de sa Chambre basse. "Des pays en développement et des pays émergents ont fait de grands progrès tandis que la situation dans les soi-disant anciennes démocraties n'a pas assez évolué", dit Anders Johnson, secrétaire général de l'UIP.



Freinées par leur responsabilité domestique
Le rapport intitulé "Egalité en politique: une enquête sur les femmes et hommes dans les parlements" constate qu'une petite proportion seulement de femmes éligibles envisagent de se porter candidates aux législatives. Pourquoi autant de frilosité? Parce que les femmes sont freinées par leurs responsabilités domestiques, conclut le rapport. "Dans plusieurs pays, spécialement en Afrique, les garçons et les filles ne sont pas élevés de la même manière. Les premiers sont élevés dans la mentalité que ce n'est pas bon de faire la vaisselle parce que leur soeur sera là pour la faire", résume Gwendoline Mahlangu-Nkabinde, vice-présidente de l'Assemblée nationale d'Afrique du sud.



Quotas et garderies
Parmi les mesures qui pourraient favoriser leur ambition, le rapport cite: des programmes d'éducation pour faire changer les conceptions de la place de la femme dans la société, l'introduction de garderies pour leur permettre d'exercer des activités politiques, des aides financières pour surmonter les difficultés de leur campagne électorale. Le même rapport insiste sur l'utilité des quotas, de la proportionnelle et d'une meilleure sélection des femmes en tête de liste électorale.



Plus sociales
Si hommes et femmes législateurs semblent s'entendre sur les priorités politiques, le rapport met aussi en évidence que les préoccupations des femmes sont plus sociales: réduction de la pauvreté et protection des plus faibles, notamment. "Les femmes connaissent les défis auxquels sont confrontées femmes et filles, et comprennent l'impact de ces défis sur leur vie. Elles comprennent que quand vous donnez le pouvoir aux femmes, vous donnez le pouvoir à la société", dit Yassina Fall, conseillère économique au Fonds de développement des Nations Unies.

Anonyme a dit…

bebe mchatta aneu; Ils l'ont fait fuir. Vous êtes contents les garçons?

Bebe BA a dit…

Alors Nasroun,

Tu es à cors d'argument?

Au prochain!

Bebe BA a dit…

Mahou vali, les filles!
Je suis tj là

Anonyme a dit…

bebe c'est normal qu'il s'en aille: il ne peut chasser qu'en groupe comme dirait l'autre.

Bebe BA a dit…

Pôvre de eux,lol

Anonyme a dit…

On n'a pas fuit: c'est juste par galanterie. On vous laisse vous défouler et quand les choses sérieuses commencent on reprend les choses en main (lol).
Mr Diagana, l'analyse est juste et pertinente au sujet de la démocratie. Mais le point qui n'est pas assez mis en évidence de mon point de vue, c'est l'impossibilité dans notre cas d'avoir une certaine égalité quand on sait que ceux qui ont volé l'argent public sous la dictature de ould taya ont la possibilité de battre campagne partout et de distribuer de l'argent à volonté. Il aurait fallu leur demander de rendre des comptes au sujet de leur gestion catastrophique te leur demander de rembourser les sommes indûment perçues. Ainsi, on renfloue les caisses de l'État et on met tout le monde au même niveau. Sinon c'est mettre sur la ligne de départ des unijambistes et des athlètes bien portants de haut niveau.

Bebe BA a dit…

Boïdiel Ould Houmeïd, l'un des
Lu sue taqadoumy

leaders du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) reconnait, publiquement, avoir remboursé une centaine de millions d'ouguiyas au Trésor Public, confirmant ainsi une révélation exclusive, par Taqadoumy, il y a quelques semaines.

Selon nos informations, Ould Houmeïd aurait payé par deux chèques, l'un de la Générale de Banque de Mauritanie (GBM) l’autre de la Société Générale.

Ould Houmeïd, qui s'exprimait hier lors d'une conférence de presse organisé par le FNDD, précisa que l'argent lui a été réclamé, par l'Inspection Générale de l'Etat (IGE) peu avant son départ pour Tripoli ; ainsi, préféra-t-il obtempérer afin de se prémunir de l’emprisonnement.

Selon lui, l'IGE l’a ciblé uniquement pour des raisons de règlement de comptes politiques, à cause de ses opinions et de son engagement dans la lutte contre le putsch.

Selon lui, l'argent rendu à l’état a été entièrement dépensé aux soins médicaux des personnalités parmi lesquelles Cheyakh Ould Ely, directeur du cabinet de Ould Abdel Aziz et Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil, son conseiller chargé de la communication.

Boïdiel Ould Houmeïd promet d'ester en justice "le moment venu", afin de récupérer son argent, "même si cela devrait prendre 20 ou 40 ans" a-t-il dit.

C’est la première fois, depuis le renversement du Président élu, qu’une personnalité de son camp signe un aveu explicite de vol du bien public. Plusieurs autres croupissent en prison, au titre de poursuites dans le cadre d’une opération controversée de moralisation administrative et de recouvrement des fonds détournés. Aucun détenu n’appartient à la sphère des soutiens de la junte.^

°°°°
Si tous les voyoux de la tayacratie mettaient la main dans la poche pour rendre le tiers de ce qu'ils ont volé, les salariés de l'état ne restaient 03 mois sans salaire!

Anonyme a dit…

c'est une histoire embarrassante quand même pour boidiel

Bebe BA a dit…

Marquise, en tout cas, il n'a pas l'air repentant, ni honteux!!

Anonyme a dit…

Mais faut voir...
Il a cité des noms en disant qu'il a dépensé l'argent pour ces personnalités. Il faut au moins les entendre et leur demander des comptes si on veut vraiment faire bonne mesure. Sinon cette affaire ne sera perçue que comme un règlement de comptes qui n'a rien d'une opération mains propres.

Anonyme a dit…

Les filles, il parait qu'il y a eu un vol énorme, un braquage à l'hôpital de Nouadhibou et le coupable est...une femme. Pourquoi on n'en parle pas?

Bebe BA a dit…

La Marquise,

ne te trompe pas! c'est un reglement de compte!
S'il était dans l'autre camps, il y'aurait pas d'IGE chez lui!

Bebe BA a dit…

Kelkun, on le savait déja!
Mais reconnait, c'est une sur mille dans cette sphère de detourneurs

Anonyme a dit…

chere bebe c'est terrible: vous le saviez et vous vous vous êtes tues? Parce que c'est une femme? Ok: conclusion,
quand un homme vole remboursement ou prison, si c'est une femme soyons galants et solidaires, la pauvre tout le monde sait que c'est une femme et qu'elle doit être indépendante financièrement.
Quand un homme tamponne ma voiture je l'étrangle et le traite de tous les noms d'oiseaux, si c'est une femme, je m'excuse de n'avoir pu mettre ma voiture hors de portée et lui propose d'amener sa voiture dare-dare au garage pour la réparer à mes frais.
Que voulez-vous c'est une femme, elle n'est pas comme un homme c'est évident.

Ah! J'allais oublier: quand il y a héritage ou témoignage devant le kadi, c'est une part pour un homme et une demi part pour la femme. ça vous va?

Bebe BA a dit…

Kelkun, on ne l'a pas tu! tout le monde le savait!
Sur canalh, A- a meme dit que c'était au comptable de gérer l'argent mais pas le docteur!

Normal, vous avez instauré cet état de chose pour que les femmes soient dépendantes de vous, mais c'est tout à fait le contraire!
Le pire c'est vous ne vous en rendez même pas compte

Anonyme a dit…

c'est tout à fait le contraire gah? Donc on dépend des femmes?! Toutes des khattous!!! Voila l'explication enfin!!!

Bebe BA a dit…

Kelkun je l'avais ddit à Nasroun un peu plus tôt, vous les hommes, vous étes non seulement des assistés mais de très mauvaise foi, lol!

Anonyme a dit…

On fait avec les armes qu'on a wou teuwv. Tu t'imagines les conséquences d'une grève de la couette comme dirait l'autre?! Non mais en général quand les hommes gèrent ils le font souvent pour être dans les bonnes grâces d'une femme. Il paraît que pour le coup d'État manqués des poulars en 1987 certains militaires donnaient de l'argent à leurs femmes et à leurs copines en leur disant de se tresser pour la révolution.
Il parait aussi que les cavaliers du changement sont rentrés plus tôt que prévu à Nouakchott après l'intervention de khadijetou sur aljezeera quand elle appelait au secours par ya mou'tassama!!!
Il parait enfin que l'une des causes du coup d'Etat de Aziz contre Taya c'est que mint Tolbat avait congédié takbeur.
Alors tout ça donc c'est affaire de femmes.

Bebe BA a dit…

C'est ça Nasroun, l'excuse est toute trouvée!
Dans votre stupide arrogance, vous faites des bétises et vous faites porter la faute à vos femmes!

Bravo

Tout compte fait, on se mobiliser pour la grève!!!

Anonyme a dit…

Mahou walneu une grève!!! khalik yi!!! Illa on est sous la tente we nou cheudou lakhbar! Faut pas faché nous s'amuser.
Mais on ne peut pas occulter le débuter sur la place des femmes dans notre vie politique après tout ce qui a été dit ces derniers temps. Il faut vraiment se poser la question de savoir si ça va être mieux avec elles. Tout le monde sait (surtout en Mauritanie) que le pouvoir des femmes est déjà colossal. Si ça continue comme ça ça sera bientôt la naissance du club des hommes victimes de discrimination sexuelle. Nous aussi on peut faire la grève!!!

Anonyme a dit…

ma chère bebe,

j'ai pu voir comment tu as tenu tête toute seule à cette armée d'hommes déterminés. Je t'en félicite chaleureusement. Mais au moment où je m'apprête à aller me coucher je te prie de bien vouloir réfléchir aux conséquences désastreuses de la grève que vous voulez lancer avec mina et La Marquise. La nuit porte conseil. Allez vous couchez, passez une excellente nuit avant de lancer votre mouvement.

Faites de doux rêves en couleur.

Bebe BA a dit…

Nasroun, de quoi as tu peur?
N'oubli pas que nous sommes le sexe faible!

Bebe BA a dit…

Alors les filles, Vous etes où?

Anonyme a dit…

Quelqu'un qui prétend faire des "analyses " politiques sur un blog voisin (canalh) a écrit ce qui suit:
***

salam

En dehors de litanie habituelle ( vive le machin chose) et les lamentations d'usage (lol), le FNDD dit:

"N’est-il pas devenu, en un clin d’œil, un des hommes les plus prospères de ce pays, sans qu’on sache véritablement la provenance de sa fortune ? Cela n’en fait-il pas, au moins, un complice de la gabegie dont il accuse injustement ses adversaires politiques ?

---------------------------------


Comme dirait le "petit" Couly: montraient nous les preuves de vos accusations ( titres fonciers, cartes grise etc...........) contre AZZIZ.

Par ailleurs BODIEL n' a pas été accusé "INJUSTEMENT", puisqu'il a reconnu et remboursé le larcin.

L'a-t-il fait avec ses économies de fonctionnaire? Azziz doit saisir tous ses biens et le coffrer.


Jusqu'à preuve du contraire Azziz est présumé innocent, le comparer à Bodiel est une malhonnêteté intellectuelle voir de la manipulation.

Commencez par virer Bodiel si vous voulez être crédible dit le FOU.

maatala
***

Je réponds

Maata comment peut-on aligner tant d'âneries dans un même paragraphe?
Toi qui est devenu le spécialiste es procès en sorcellerie (comme dirait Ablaye) et en accusations gratuites tu oses demander aujourd'hui des preuves de la culpabilité de Aziz et parler en même temps de présomption d'innocence? Où sont les preuves contre Khattou qui est devenue pour toi une fixation au-delà de toute raison? Enfin comment peux-tu prétendre que Boïdiel a reconnu s culpabilité alors que ce qu'il dit c'est qu'on l'a obligé à casquer sous peine d'aller en prison et qu'il va produire les preuves de son innocence? Comment peux-tu invoquer la présomption d'innocence dans la même preuve et décréter la culpabilité d'un justiciable au sujet duquel aucun juge, aucun tribunal ne s'est exprimé? Présomption d'innocence pour Ould Abdel Aziz et présomption de culpabilité pour les autres!!! De l'art de s'emmêler les pieds dans ses contradictions insolubles.
Boidiel est accusé ok, il faut qu'il s'en explique et s'il est coupable qu'on le cloue au pilori. C'est affligent de constater que tu ne te soucies pas des compagnons du général qui ont été pointé du doigt pour leur gestion récente et auxquels aucun compte n'est demandé; ça s'appelle du deux poids deux mesures, de la chasse aux sorcières, du chantage, de la prise en otage...
Ta haine t'aveugle et te rend incapable de toute analyse lucide. C'est triste.

Anonyme a dit…

Analyse khbarou?!
Ce monsieur ne vit que de la haine et il croit que c'est ça faire une analyse! Il ne fait jamais avancer la réflexion. Il ne fait que dans la médisance et le ch'tari et ça pollue le blog de canal.

Bebe BA a dit…

Ano du 20 mars 2009 19:19,

Depuis que je suis sur canalh, en aucun moment, je n'ai remarqué que Maatala distillait de la haine ou faisait du Tchitary. En fait, c'est tout à fait le contraire.

Et toi qui n'a même pas le courage de l'attaquer sur le Canalh (du moment qu'il n'intervient rarement ou pas içi) sous le couvert de l'annonymat, que devrait dire de toi?

Anonyme a dit…

A partir du moment où il parle de présomption d'innocence pourquoi ne l'applique-t-il pas à tous? Pourquoi tant de déchainement contre une personne et tant de compréhension pour les autres? Pourquoi le fait que Boidiel soit accusé de vol sans jugement est-il plus grave que les accusations contre Kaba, Ould Abdel Aziz, Cheikh el Avia ou tous les grands dignitaires du régime ould taya? Il me semble que tu es de la société civile ou des droits de l'homme, comment comprends-tu le fait qu'on considère quelqu'un comme coupable avant tout procès?

Bebe BA a dit…

Ano du 20 mars 2009 19:47,tu dis:

"Pourquoi le fait que Boidiel soit accusé de vol sans jugement est-il plus grave que les accusations contre Kaba, Ould Abdel Aziz, Cheikh el Avia ou tous les grands dignitaires du régime ould taya? Il me semble que tu es de la société civile ou des droits de l'homme, comment comprends-tu le fait qu'on considère quelqu'un comme coupable avant tout procès?"

Est ce que ces derniers ont remboursé l'argent qu'ils avaient volé?
Bodiel, en remboursant ce qu'il avait detourné, pour ne pas aller en prison, s'est accusé et s'est condamné lui même!

Pour le defendrais je?
"l'accusé est presumé innocent jusqu'à l'etablessement de sa culpabilité" et Bodiel a établi lui même sa culpabilité en remettant ce chèque

Anonyme a dit…

Bonsoir, wonni bebe,

Après les machos d'hier tu t'attaques aujourd'hui à l'os des anonymes. C'est pas une bataille facile mais on sera-là, surtout que le week-end commence. j'espère que La Marquise rappliquera sans tarder.

Bebe BA a dit…

Marahba bik, mina

Anonyme a dit…

Non ma soeur,
Boidiel a payé parce qu'il lui a été demandé de payer s'il ne voulait pas aller en prison sans jugement. Ould Waghf a-t-il été jugé coupable? Pourquoi croupit-il toujours en prison? Si tous ceux qui paient de l'argent à la justice avant jugement étaient coupables, plus personne ne paierait une caution prévue par presque toutes les juridictions du monde civilisé. Il faut éviter les tribunaux populaires, la justice expéditive, le jugement de la foule...
Je ne défends pas Boidiel que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve. Mais il faut qu'il soit entendu et, si besoin, jugé comme les autres en respectant tous les droits que lui reconnait le droit positif. Il ne faut pas accepter qu'on torde le cou à la justice au prétexte qu'il s'agit de salauds connus de "tous" (sur quelle base?). Autrement on ouvre la porte à tous les abus et n'importe quel gouvernant peut embastiller n'importe quel opposant au prétexte que "tout le monde sait que c'est un voleur notoire".
Je vous renvoie à l'article que j'ai rédigé à ce sujet:"les symboles de la gabegie qu'on les blanchisse ou qu'on les bannisse".

Anonyme a dit…

Ablaye, cette fois-ci je ne suis pas d'accord avec toi et c'est pas seulement par solidarité avec bebe.
Si Boidiel sait qu'il n'est pas coupable pourquoi paie-t-il même si le contraire devait l'amener à la prison? Il n'a qu'à se battre comme les autres pour prouver son innocence depuis la prison! Ou alors c'est parce qu'il n'est pas si courageux que ça et qu'il a peur du "gnouf"?

Anonyme a dit…

Bonsoir,
enfin le week-end!!!
Au sujet de Boidiel tout ce que je sais c'est que claquer 120 millions comme ça alors qu'on se sait innocent c'est un peu curieux.

Bebe BA a dit…

Parfaitement d'accord avec toi, ablay!
C'est clair que s'il avait applaudi les bidasses, il n'aurait rien à payer.

Mais reconnais que Bodiel n'a pas attendu qu'on lui dise "parle, on t'écoutes";
On lui a simplement dit "tu as volé 102 millions, tu payes ou c'est la prison!" et il a payé.
Pourquoi n'a t-il pas exigé d'être entendu?
En apportant la preuve de sa culpabilité,Ablay, je ne peux que le condamner

Anonyme a dit…

bebe ba,
Si je suis ta logique, ceux qui ont refusé de payer sont donc innocents? Ok! Alors pourquoi sont-ils toujours en prison? J'ai comme l'impression quoiqu'ils fassent les opposants à Aziz n'ont pas d'échappatoire: ils refusent de payer ils vont en prison. Ils paient on dit qu'ils sont coupables. Dans les deux cas la justice ne s'est pas encore exprimée.

Anonyme a dit…

En tous cas bebe tu as de l'humour et tu es pugnaces: c'est donc la peur de la prison qui l'a amené à payer cette somme. Personnellement je ne vais pas me mouiller en défendant qui que ce soit mais je ne vais pas non plus m'avancer trop vite à la place de la justice. A ce que je sache on ne se conduit pas tout seul devant la justice pour demander à être blanchi alors qu'aucun dossier n'est ouvert. Il faut que la justice ouvre une information judiciaire et invite le mis en examen à s'expliquer devant les charges que lui sont opposées. Un des fondements de la justice c'est qu'elle doit être contradictoire et équilibrée.

Bebe BA a dit…

Ano du 20 mars 2009 20:40, tu n'a rien compris ou tu fais semblant!

Ce que j'ai dis est très clair, quant vous étes accusé de vol et que vous payez: le doute n'est plus permis. C'est tout simplement ce qui s'est passé avec ton Bodiel.

Au risque de repeter, tout ceci ne serait pas passé s'il était avec le HCE et c'est la même chose pour ceux qui sont en prison sans jugement.

Ce n'est qu'un vulgaire règlement de compte.

Bebe BA a dit…

Oui ablay, il a payé pour ne pas aller en prison. Mais au train où vont les choses,cela m'étonnerais qu'il y échappe!!

Anonyme a dit…

Parfaitement de ton avis, bebe: je crois qu'il n'échappera pas. On pourra toujours dire qu'il aurait du refuser de pays et aller à la confrontation. Il aura au moins fait de la résistance.
Ce serait bien que cette histoire soit tirée au clair rapidement, dans l'intérêt de tous. Ce n'est sain ni pour Boidiel, ni pour les citoyens mauritaniens que cette affaire reste pendante comme une épée de Damoclès. Il faut que ce soit clair une bonne fois pour toutes.

Anonyme a dit…

bebe ba dit: "quant vous étes accusé de vol et que vous payez: le doute n'est plus permis."; Et quand vous refusez de payer et qu'on voit jette en prison?

Bebe BA a dit…

Ano vous dites
" Et quand vous refusez de payer et qu'on voit jette en prison?"

Eh bien comme je vous l'ai dit plus haut "Toute personne accusée est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie".

Comme je vous l'ai encore dit (je sais que je me repete)quant on remet entre les mains les autorités les preuvess de sa culpabilités, on ne doit s'étonner sil'on juge coupable et condamnable!

Cependant, on devrait plutôt remettre les soi disants en question: quant on a la preuve de la culpabilité d'une personne entre les mains, on devrait pas la laisser libre!

Anonyme a dit…

Donc tous pour la libération de Waghf!!!

Bebe BA a dit…

Je vous les dire " on devrait plutôt remettre les soi disantes autorités en question"

Bebe BA a dit…

Lu pour vous:

Boidel Ould Houmeyd rembourse 102 millions à la CNAM : un aveu de culpabilité ?


S’il est une affaire qui défraie la chronique actuellement et qui tranche par son caractère saugrenu, c’est bien celle de Boidel Ould Houmeyd qui se paye le luxe de rembourser illico presto la coquette somme de 102 millions d’ouguiyas, à la suite de la mise en demeure de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) et qui se rétracte par la suite, indigné.

En effet, à la veille de son départ en Libye dans le cadre de la négociation du FNDD avec le Guide Kadhafi, M Boidel Ould Houmeyd a été sommé de payer ce montant – faramineux pour les modestes citoyens que nous sommes- sous peine de poursuite judiciaire à son encontre.

Cette somme a été évaluée par les limiers de l’IGE, pour les six premiers mois de son exercice à la direction générale de la CNAM. On peut se demander légitimement si ce remboursement, qui a été, somme toute, logique dans la procédure suivie e par l’IGE, ne démontrerait pas un aveu de culpabilité de Boidel Ould Houmeyd.



Or, à la surprise générale lors d’une conférence de presse du FNDD, M. Boidel aurait tenu des propos selon lesquels « cette somme de plus de cent millions UM a servie au paiement de la prise en charge médicale de certains hauts cadres de l’Etat ainsi qu’à des parlementaires » (sic).

Voila qui nous replonge dans les méandres de la cogitation.. ;s’agit-il du même personnage qui a déclaré, stoïquement lors de la période de transition à propos de la pratique de la gabegie systémique qui a prévalu sous le règne de Ould Taya « Pour moi, le bilan de Taya était positif, il y avait des erreurs comme dans toute œuvre humaine, mais il avait à son actif des réalisations importantes pour le pays », et qui renchérit en déclarant « l'actif du PRDS ou de son président Maaouiya est un actif positif, donc le bilan est positif. Et quand l'actif est supérieur au passif en termes comptables, on ne parle que de résultats ».

Ces résultats dont parle avec autant de ferveur M Boidel Ould Houmeyd sont-ils ceux qui l’ont poussé à renier la cause des refugiés mauritaniens négro africains et celle plus particulièrement de Kane Hamidou Baba auquel il s’est adressé en ces termes : « Ce n'est pas un Mauritanien et çà, je tiens à le dire et à le répéter. Il est obligé de me respecter, parce que j'ai les moyens de me faire respecter » ?

Dans tous les cas , M Boidel Ould Houmeyd, qui semble avoir regretté amèrement d’avoir remboursé la CNAM pour ces 102 millions UM, aurait dû ne pas obtempérer à la mise en demeure de l’IGE.

Dans ce cas de figure, l’Inspecteur Général de l’Etat, aurait transmis le dossier au Premier Ministre, qui aurait pris la décision de la poursuite judicaire contre M Boidel, en portant l’affaire devant le Procureur Général prés la Cour Suprême. Ce magistrat de la Cour Suprême aurait à son tour transmis le dossier au Procureur de la République, qui aurait accusé M Boidel.

Pour ne pas avoir à connaitre préventivement, les lugubres geôles de la Prison de Dar Naim, M Boidel aurait pu simplement payé le tiers de la somme sus visée soit 34 Millions UM.

A ce stade, l’affaire pourra aurait été transmise au juge d’instruction, qui, selon les éléments de l’enquête préliminaire de l’IGE et son intime conviction, aurait inculpé ou non notre ex Directeur Général de la CNAM.

Or, aujourd’hui, M Boidel semble insinuer que les limiers de l’IGE lui aurait extorqué des fonds, selon un scénario « abracadabrasque », et qui aurait été ourdi par les autorités. Dans ce cas, on peut se demander s’il pousserait la logique, jusqu’à ester en justice et faire valoir ses prétendus droits devant la justice….

Mais le fait d’avoir déjà payé cette somme de 102 millions Um complique les choses, d’un point de vue juridique et le plonge dans une culpabilité selon les procédures juridiques et judiciaires en vigueur.

Enfin, rappelons que Boidel Ould Houmed, qui semble avoir une fortune dont il n’aurait pas héritée, aurait tout de même payé des sommes faramineuses pour subvenir aux soins d'un très proche membre de sa famille en France, à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière plus précisément... .

Selon certaines rumeurs persistantes, les frais de transport du rapatriement du défunt, qui aurait été transporté de Paris à Nouakchott dans un aéronef, lui aurait couté la bagatelle de 58 000 euros, soit prés de 20 millions d’ouguiyas. Excusez du peu.

Pour parodier Boidel Ould Houmeyd dans une interview qu’il a accordée dans le passé à RFI, "Tendga s’entre-connaît" (Tendga mett arva). « Nous nous connaissons tous et chacun sait d'où vient l'autre et ce qu'il possède ».

Sall Amadou
source: cridem

Anonyme a dit…

bebe ba, c'est pas très sportif d'aller dénicher des articles pareils dans des moments pareils (lol).
Pour ceux qui reprochent au FNDD de ne mettre en "congé" Boidiel, je rappelle juste que Boidiel est l'actuel leader de Adil, une formation membre du FNDD et qu'à ce titre il doit jouir de tous les droits que les autres leaders de formations politiques. Il n'appartient pas au FNDD de se récuser un leader de parti. C'est au parti d'aviser en cas de besoin.
D'autre part, le combat pour la restauration de la démocratie n'est pas la propriété exclusive du FNDD au point de de décider de qui doit lutter contre le coup d'État ou non.
Enfin, si une décision doit être prise elle doit être laissée à la discrétion du seul Boidiel. Ce qui est clair, c'est que, sans préjuger du fond, il est évident que Boidiel est poursuivi surtout pour son opposition au coup d'État. Il lui eut été très loisible de se ranger du côté des autorités putschistes pour échapper au tribunal de la rue. Il est est noter que ceux comme le Premier Ministre Yahya ould Waghf qui n'ont pas accepté de payer leur rançon croupissent toujours en prison sans jugement. Il semble que quoi qu'il advienne le test sera forcément positif et le chien sera déclaré enragé. Si nous voulons continuer à nous situer dans le cadre d'un État de droit et ne pas adopter les méthodes que nous dénonçons, nous devront demander à ce que la justice, seul, statue et évalue la culpabilité ou non de n'importe quel prévenu.

Anonyme a dit…

Cette affaire gah prend des proportions énormes comme le principal accusé (lol)!
Mais puisque Boidiel dit que les dépenses ont servi à soigner des députés et des personnalités du pouvoir, pourquoi ne pas vérifier tout ça? Pourquoi ces gens là ne sont pas entendues? Pourquoi les Ali Fall et la doctoresse de Nouadhibou ne sont pas inquiétés? Et les Sidi Mohamed Ould Boubacar? Les Louleid Ould WEDDAD? Cheikh el Avia ould Mohamed Khouna gah mney?

Il y a beaucoup de questions à se poser sur cette affaire même si je pense (sans preuves) que Boidiel a peut-être dépensé de l'argent pour les soins des personnalités mais il s'est généreusement servi en passant.

Anonyme a dit…

Mina,
Les autres ne seront jamais inquiétés parce qu'ils ont choisi de se mettre à carreau. C'est comme une prise d'otage: vous avez des casseroles, si vous me rejoignez vous êtes sauvés, si vous êtes contre moi je vous coffre. C'est du vil chantage et de la demande de rançon. C'est du brigandage, des rezzou comme on en connaissait du temps de la sheyba.

Anonyme a dit…

Bonsoir tout le monde,

C'est animé ici dites-donc!
Ana ba'd, je pense que cette affaire mérite d'être clarifiée mais la question que je me pose est-ce que la justice de notre pays est assez indépendante pour mener à bien ce genre d'investigations?

Bebe BA a dit…

Mina, La Marquise, mes autres soeurs anonymes, on en est où avec notre grève?

Anonyme a dit…

C'est toi la meneuse!! ella on attend ton signal!!!

Bebe BA a dit…

Mais chère, c'était ton idée!
Il faut qu'on s'y mette sans tarder, la situation devient "dycambolique" (inutile de chercher le mot dans le dictionnaire, il n'existe pas, lol)

Anonyme a dit…

les amies! Le week-end commence à peine ici et il fait encore froid. Je pense qu'il faut réfléchir un peu avant d'engager cette grève!!! Prenez votre temps chouey lol!

Anonyme a dit…

cher Ablay, je me suis amusé à dépouiller votre blog et j'ai trouvé cette perle qui pourrait vous gener un peu quand même.
***
LES FIGURES DE LA DICTATURE : QU’ON LES BLANCHISSE OU QU’ON LES BANNISSE !

Est-il seulement raisonnable que des hommes politiques soient interdits de charges publiques alors même que leur culpabilité n’a jamais été formellement établie ? Autrement est-il acceptable de jeter l’anathème sur des acteurs politiques sur la seule base de la suspicion et de la rumeur ? Des esprits avides de vérités simples et qui ne souffrent pas les complexités de la nuance ont vite fait de penser que c’est faire dans la provocation que de poser de telles questions parce que hay gooto soussa wiidé Jaanga ko reedu (en pular, nul n’ose dire que mlle Jaanga est enceinte). Il leur faut des positions simples, tranchées, Contre ou Pour et réclamer des têtes tout de suite, sans autre forme de procès. C’eut été une posture confortable, très peu coûteuse et politiquement rentable parce que populaire, populiste. Or, nous avons beau dresser la liste des méfaits du régime de Ould Taya, rappeler que des abus, des crimes ont été commis (et pas seulement politiques ou humanitaires. Massacrer cruellement des noirs et en déporter d’autres du seul fait de la couleur de leur peau n’a pas été le seul crime de ce régime), des biens dilapidés, affirmer avec forces détails que des individus ont profité d’avantages indus, que des entreprises publiques ont été littéralement vandalisées, que des projets ont été cannibalisés…il n’en demeure pas moins que nul n’a à ce jour été convaincu du moindre crime, du moindre délit. Tout se passe comme si on se suffisait de diluer les fautes dans une espèce de responsabilité collective : les indélicatesses (excusez la délicatesse du propos !) sont le fait du système, de certains qui ont servi sous le régime déchu, il n’y a pas d’individus à poursuivre, il n’y a pas de noms. Non ! C’est très court ! Trop facile ! La responsabilité est individuelle, nominale et on ne peut se contenter de tout mettre sur le compte du « système », impersonnel et abstrait et faire passer le tout par pertes et profits. On ne peut non plus condamner sur la base de présomptions, de rumeurs, de conjectures… sans jamais avoir attaqué le fond du sujet. Et quoi donc ?! Suffirait-il que, pour mettre hors-jeu un adversaire, on s’érige à la fois en juge et procureur pour décréter que la rumeur l’accuse d’une faute dont il aura à se blanchir avant de prétendre à quelque responsabilité ? On inverserait alors la charge de la preuve ? Et ce serait le triomphe de la présomption de … culpabilité ? Les juridictions populaires et expéditives? Les tribunaux d’exception qui suivraient les réquisitions de la clameur pour livrer à la vindicte populaire et ordonner le lynchage? Trop peu pour moi. On ne va pas combattre un abus en lui substituant un autre.
Le processus démocratique en Mauritanie depuis la transition d’août 2003 souffre d’un défaut de fabrication, une espèce de péché originel : plutôt que de vider l’abcès en regardant notre passé « le blanc de l’œil dans le blanc de l’œil » on a préféré faire comme l’autruche et à la mauritanienne : Maslaha ! (Arrangement à l’amiable), Mahou mouhime ! (Ce n’est pas important) ...On construisit alors une belle bâtisse sur du sable. Pourquoi s’étonner dès lors qu’aux premières pluies et aux premiers vents l’édifice s’effondre ? « On », bien sûr, comprend les pilotes de la transition et leurs partenaires de la scène politique nationale. C’est ainsi qu’on lâcha la proie pour l’ombre (le soninké que je suis sait depuis la tendre enfance que makha an kittoudou niekhé nwara do an taadu niékhé nwa : il ne faut jamais lâcher le poisson que l’on tient dans la main pour celui que l’on a sous les pieds, en français Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras) : on se contenta de ce que le CMJD donnait sans exiger le plus, auquel on pouvait légitiment prétendre, comme si « un mauvais arrangement valait mieux qu’un bon procès » (« on » cette fois-ci c’est nous tous, les amoureux de la Mauritanie, ses « bienfaiteurs », ses acteurs politiques surtout de l’ancienne opposition…). « On » s’est laissé distraire par l’illusion d’une démocratie libre et transparente et le rêve enivrant de cueillir… un pouvoir mûr et à portée de main. « On » a été à ce point assommé par vingt et une années de dictature, de privations et de brimades qu’ « on » était gagné par l’apathie générale et disposé à se livrer pieds et poings liés au tout-venant. Mais la sagesse wolof ne nous enseigne-t-elle pas que lou bey rotteu kou ko yaakar do mandime sow ? (Quiconque fonde ses espoirs sur ce qu’on peut traire de la chèvre ne s’enivrera point de lait, en français, avec de petites ambitions on a des résultats modestes).
Il faut maintenant reprendre ses esprits et remettre les choses à l’endroit. S’il y a des individus qui doivent répondre de fautes que le pays a incontestablement connues, qu’ils en répondent une bonne fois pour toutes, au nom de la Société. Coupables, ils expieront leurs fautes, symboliquement ou non, et prétendront (ou non) aux rôles que la Société voudra bien (ou non) mettre à leur portée. Innocents, qu’ils soient blanchis. Si, bien sûr, l’objectif est une république dont les institutions fonctionnent normalement dans une démocratie apaisée. Voilà pour le principe du droit positif.
Quant à l’aspect politique, l’Histoire a déjà rendu son verdict en vomissant des individus qui se sont compromis avec le régime le plus nocif, le plus honni de la vie de notre pays, celui-là même qui nous a valu tant de peines, de larmes et de sang ; et les acteurs politiques responsables devraient s’abstenir de leur tendre la planche de salut (même si le degré d’implication n’est pas le même pour tous, il doit certainement y en avoir qui ont suivi le bourreau de bonne foi, en croyant servir le pays en faisant abstraction, par naïveté, de la conjoncture politique générale). Ils ne peuvent désormais prétendre à la rémission qu’en (i) reconnaissant leurs responsabilités, (ii) en abjurant leur passé trouble et leur répugnant compagnonnage avec le dictateur banni et (iii) en demandant solennellement le pardon. Là sera peut être le prix du salut et de la rédemption. Qu’ils ne s’avisent surtout pas, ensuite, de nous demander d’oublier. Ce sera largement au dessus de nos forces.
Salut.

Abdoulaye DIAGANA
France.

Anonyme a dit…

ano précédent:

Pourquoi voulez-vous que ce texte me gêne? Jusqu'ici je n'ai jamais varié sur les principes.

PS: vous pouvez me tutoyer, c'est l'usage et généralement sur tous les blogs.