mardi 13 mai 2008

APPEL À CONTRIBUTIONS ET À TÉMOINS!

La formation et la composition de ce nouveau gouvernement Sidiocao-Tayiste n'aura surpris personne et surtout pas moi. Elle s'est faite selon la trame prévisible, simpliste et vulgaire que tout le monde avait pronostiquée.

Je l'avais déjà annoncée et disséquée dans un article paru sur Cridem en mars, il y a plus deux mois, intitulé: Un an déjà : le holdup up électoral, c'est vous dire que Sidioca a donné dans le panneau obséquieusement et tête baissée et c'est vraiment le cas de le dire !

Le retour des figures de proue de la gabegie et de l'exclusion sociale montre très bien que Sidioca le « pompeur » a décidé de mettre le turbo pour siphonner le pays avec l'aide des mains expertes de :


- Boidiel Ould Homoïd, le rapace négationniste rustre et fruste ;
-Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, le roi de la rapine et de l'hypocrisie ;
-Mohamed Yehdhih Ould Moctar El Hacen, auteur du casse du siècle en se barrant avec le trésor de guerre des flibustiers Tayistes ;
-Bebaha Ould Ahmed Youra, le champion des retournements de veste depuis les Kadihine jusqu'au 3 août 2005 ;
-Sidney Sokhna, l'immigré analphabète, acculturé et sûrement converti à l'Anglicanisme pour avoir anglicisé son prénom. J'en connais un bout sur lui pour avoir été pressenti et refusé de servir de « scribe » de ses rapports mensongers sur les droits de l'homme. D'autres s'en sont chargés, pas moi. Ma plume ne saurait écrire deux mots pour cet ignare!
-Mohamed Ould R'zeizim, un ex-ami et cousin maternel dont je n'ai jamais apprécié les compromissions diverses notamment en 1989.
Etc...
Vous aurez remarqué même Taya n'a pas ou plus voulu de la plupart de ces aigrefins sordides.

Etfou bi edhimb elli isstawâdh minnou Ebliss !!' Traduction : Au diable vauvert, les péchés damnés ou blâmés par Satan !

Avec ces iconoclastes de l'Apocalypse à ses cotés le très flasque et façonnable Sidioca reviendra immanquablement sur toutes ses promesses dont notamment le retour des réfugiés !Sinon pourquoi s'est-il flanqué de Boidiel le négationniste primaire et rustique comme ministre secrétaire général de la présidence, donc premier homme de confiance et "éminence noire" à défaut d'être grise car manquant cruellement de la matière éponyme ? Et la liste est longue, libre à vous de la compléter à votre guise.

J'ai dit tantôt Sidioca le "pompeur": cf l'interview avec Foucault dit Ould Kaije où il avouait sans pruderie qu'il n'a jamais été à l'abri des fins de mois difficiles que de son temps de ministre de MST.

Donc, vous pompiez lui dit le journaliste ? Et notre idiot d'Idioca de reconnaître sans gêne qu'il n'en est pas arrivé à cette extrémité car, il suffisait de se baisser pour ramasser !

Et d'enchaîner en guise d'excuse qu'il n'a toutefois pas pris tout ce qu'on lui offrait !

Même Boidiel le bouffon et goujat milliardaire n'a jamais osé reconnaître publiquement détenir un khoums ou radis des deniers publics. Il le nie si véhément d'ailleurs qu'il lui est arrivé dans l'un de ses multiples brûlots-démentis de se comparer à Mitterrand injustement vilipendé !

Et un futur président capable de débiter de telles simplicités et niaiseries sur son propre compte aurait dû attirer l'attention sur ses aptitudes à diriger une Nation!

Je ne parle pas de sa malhonnêteté plus à établir depuis son intermède avec MST Taya mais plutôt de ses aptitudes intellectuelles, professionnelles et morales. Quelqu'un qui n'a pas la finesse ou la subtilité d'éluder ou de contourner habilement une question embarrassante manquera sûrement d'étoffe pour gérer une modeste direction à fortiori un pays !!

Et cela n'est pas passé inaperçu aux yeux exercés, ni tombé dans les oreilles sourdes d'un colonel filou et d'une Camora experte dans l'art de la manipulation. Et c'est pourquoi leur choix s'est tout naturellement porté sur cet individu taillé dans le « kleenex » comme dirait le langage faubourien Nouakchottois.

Donc ,il ne serait guère surprenant que ce président-lierre (le lierre pour les Nouakchottois qui ne parleraient pas le Hassania rural ,profond, c'est une variété de «Lêleundeu »,plante grimpante nécessitant un support) s'adjoigne maintenant, en juste retour des choses, les « découvreurs de talents et parrains » qui l'ont fabriqué ex nihilo. Un peu comme Céline Dion a épousé son découvreur et manager René, de 30 ans son aîné, pour les amateurs de la diva dont je suis. Il parait qu'il aurait même hypothéqué sa maison pour la promouvoir.

Et c'est exactement ce qu'ont fait les "Stakhanovistes de la concussion" qui eux ne manquaient pas de milliards pour supporter leur "trouvaille "Sidioca!

Un mariage de reconnaissance et de raison.
Sauf que le couple Dion-René gagne laborieusement et honnêtement sa vie, alors que le couple Sidioca-Tayistes n'a d'autres ambitions vraiment que de mettre à sac la Mauritanie tout simplement.

Personnellement, je ne laisserai pas mon peuple se faire tuer de famine et de privations par une bande de malpropres bien connus et identifiés par la communauté financière internationale. Et puisqu'ils ne sont intéressés que par l'argent, je me proposerais avec l'aide de toutes les bonnes volontés disponibles, de faire du lobbying pour renforcer les conditionnalités des institutions financières internationales et des pays donateurs leur serrant ainsi la vis de plus près.

L'argent a toujours été le nerf de toutes les guerres. Et le talon d'Achille de cette engeance est justement le pognon et c'est précisément là qu'on arrivera à couper quelques têtes de l,"hydre odieuse" donc à l'affaiblir relativement. Et l'argent ainsi soustrait à l'appétit insatiable de ces boulimiques ira forcément au bénéfice du peuple affamé et meurtri. C'est aussi simple que le système des vases communicants.

Mais après mûres réflexions et fort des précédents Irakien et Soviétique, je me suis rendu compte qu'il n'y a pas meilleur moyen d'asservir et de tyranniser un peuple que celui de l'affamer (cf embargo sur l'Irak et famine organisée en Ukraine dans les années 30 par Staline).

Donc, je demanderai plutôt un renforcement des conditionnalités quitte à faire supporter par les projets financés les frais de voyage et de séjour des contrôleurs envoyés par les différents sièges des institutions financières internationales et pays donateurs afin qu'elles n'éconduisent pas mes suggestions pour motif d'incidences budgétaires par exemple.

Je demanderai aussi et entre autres
- L'augmentation du nombre des administrateurs de programme chargés de la supervision et du contrôle sur le terrain de l'état d'avancement de l'exécution des projets.
-Assujettissement des décaissements à l'obligation de performances constatables de visu par les administrateurs de programme et autres contrôleurs dépêchés par les sièges à cet effet.
-la réallocation automatique des ressources financières des projets « filous » à d'autres projets plus performants et mieux gérés.
-Avec cette dernière condition les pouvoirs publics seront bien malgré eux amenés à une certaine émulation minimale donc forcément à produire quelques « résultats » tangibles au profit des populations concernées.
Ces propositions de mesures ne sont pas encore exhaustives, il s'agit en fait d'une première et approximative mouture. J'y plancherai plus en détail cette semaine et demanderais donc à ceux d'entre vous qui auraient des idées complémentaires de me les communiquer afin de peaufiner davantage cette idée, à l'adresse e-mail suivante avec garantie totale d'anonymat, préciserai-je : ballag@web.de Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir .

Dans les jours à venir, je confectionnerai un modèle de lettre prêt à être envoyé aux institutions financières internationales et pays donateurs comportant en détail les conditionnalités exigées par le peuple et son intelligentsia.

Je mettrai ce modèle de lettre avec les contacts requis des institutions financières internationales et pays donateurs en ligne sur tous les sites et blogs mauritaniens et étrangers qui le voudraient bien.

Ce faisant nous recourons à une procédure bien connue des défenseurs des droits de l'Homme appelée "Action"(Exemples Amnesty international, FIDH etc...)

Et croyez moi ce genre d'actions prend très vite des proportions de boule de neige car même des européens, des américains, des australiens, des asiatiques, des arabes et d'autres africains émus et indignés y prennent part.

J'ai donc de bonnes raisons d'être optimiste, ensemble nous arriverons bien à forcer la main à la Camora néo-Tayiste.

Il suffit de le vouloir et d'y croire, c'est même à portée de main!

Après cela qu'ils s'en prennent donc à mon petit frère qui appartient à une tribu tentaculaire les Leghlal ou à mes petits neveux, je leur souhaite bien du plaisir !


Khalil Balla Gueye
- Conseiller des Affaires Étrangères
- Ecœuré et dégouté jusqu'à la nausée par la perpétuation de l'injustice et de la lignée Tayiste porte-étendard de la concussion et de l'illégalité.
- Reconverti consultant à Düsseldorf. RFA
ballag@web.de

dimanche 11 mai 2008

ZEIN, UN PTIT TOUR ET PUIS S'EN VA

Il aura tenu douze mois presque jour pour jour. Le premier gouvernement d’après transition vient de voler en éclats en nous laissant comme un arrière-goût d’inachevé. Sevrés de démocratie, de bien-être tout court depuis plusieurs décennies nous nous sommes pris à rêver de voir bâtir enfin un pays à défaut d’une nation. Nous avons espéré ce changement que d’aucuns nous disaient possible avec un premier ministre qui, disaient-ils, avait une vision résolument moderne de la Mauritanie. Il créerait, pensions-nous, une administration moderne, avec des mécanismes d’identification des problèmes et des enjeux ainsi que de prise de décision bien établis, dans la plus grande transparence et pour l’intérêt général. Nous espérions un ambitieux programme d’investissements en matière d’équipement qui en plus de doter le pays d’infrastructures permettant de produire des biens et de la valeur offriraient de l’emploi aux contingents de jeunes mauritaniens tentés par les sirènes de l’exil. Nous rêvions d’une réforme enfin objective de l’éducation nationale se soustrayant des relents idéologiques et des pesanteurs sans objets qui en minaient la pertinence. Ce serait, opinions-nous, une école identifiant les vrais enjeux de notre époque –et de demain- et formant des mauritaniens soutenant la comparaison devant leurs homologues de la sous-région, voire de l’ensemble autrefois dit du Sud (l’ouverture des marchés, les conquêtes de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie, de l’Afrique du sud…n’aident pas aujourd’hui à tracer clairement les lignes de démarcation, mais c’est bien là je le concède un autre débat). Elle nous aiderait, cette école, à comprendre le bénéfice que tireraient les fils de ce pays de l’enseignement qu’elle leur prodiguerait ; nous dirait ce qu’ils seraient censés avoir maîtrisé au CP, au collège…, les filières alternatives à proposer à ceux qui ne se verraient pas dans l’enseignement général, définirait nos besoin en informaticiens, en chercheurs, en architectes, en géologues, en sociologues, en médecins, en agents de développement, en urbanistes, en ingénieurs en tous genres…en temps t ou t+n. L’administration mettrait en place un plan objectif de gestion des carrières susceptible de faire revenir nos meilleures valeurs parties chercher un monde meilleur ailleurs. Elle aménagerait le territoire de sorte à assurer un développement équilibré au niveau des régions par la subsidiarité et l’implication des gouvernements locaux dans la lutte contre l’indigence et les insupportables conditions de vie des ménages. Cette administration nous montrerait ensuite la voie à suivre pour favoriser l’émergence et le maintien d’une agriculture de proximité pouvant assurer l’approvisionnement des marchés au niveau régional, voire national, à travers une politique de souveraineté alimentaire garantissant aux paysans pauvres un accès privilégié et sécurisé à la terre et aux moyens de productions (en ces temps de disette et de crise alimentaire c’eut été rassurant et salutaire). Las ! Nous attendîmes comme d’autres attendraient l’arrivée du messie !

Mais une fois fait le constat amer des difficultés, il serait injuste de prétendre que le gouvernement sortant n’a rien fait et que les attentes déçues relèvent de la seule responsabilité du premier ministre sortant. Ce serait aussi excessif que de prétendre qu’il a fait ce qu’on pouvait raisonnablement attendre de lui. Mais, nous le savons, l’action politique est une mission d’une rare ingratitude.

Les responsabilités sont à classer en deux catégories : celles qui se sont imposées à lui et celles dont il est principal comptable.

Dans le premier groupe, il y a d’abord à souligner une conjoncture particulièrement défavorable marquée par une hausse généralisée des prix du pétrole et des denrées de première nécessité. Qui pourrait lui en imputer la responsabilité ? Le monde entier est touché et c’est la survie même de notre civilisation qui est menacée par un système livré à des spéculateurs sans scrupules. En revanche, à défaut d’avoir réussi à prévoir, ce qui se retenu c’est surtout la réponse apportée au problème.

En second lieu, le premier ministre sortant a pâtit d’un rapport politique qui ne lui était pas trop favorable. Comment donner cohérence et pertinence à un attelage constitué de ministres sur lesquels il n’avait que trop peu d’emprise ? Dès lors il n’a pu que subir les assauts qui pouvaient lui venir de nombreux détracteurs dont certains ne lui pardonnaient pas d’avoir voulu, et c’est à mettre à son actif, se passer d’acteurs s’étant signalés par des écarts impardonnables dans la gestion des affaires publiques dans un passé récent. De ce point de vue également le premier ministre sortant a été, à son corps défendant, la victime d’une certaine conjoncture peu favorable au renouveau. Mais, j’y reviendrai plus tard, il n’est pas sans reproches.

En outre, s’il faut se féliciter des efforts accomplis pour structurer l’administration au travers d’un organigramme opérationnel, on ne peut s’empêcher de regretter que l’on s’attachât à préparer le contenant en se souciant peu du contenu. Comme nous savons si bien le faire et comme nous le fîmes si souvent sous ces latitudes, le gouvernement mit en place l’outil mais ne trouva pas la bonne méthode pour le faire fonctionner. Trop d’accidents de la route ? Changeons donc les voitures !!! Et quoi donc ? On s’étonnerait ensuite que les accidents se poursuivent ? Pardi !

Mais peut-on en imputer la responsabilité au seul premier ministre ? Les choses sont moins simples que cela. Les mauritaniens « capables » d’implémenter et de s’assurer de la bonne exécution des mesures prises et disposés à servir dans la fonction publique ne sont peut être pas légion. Vous avez beau avoir les meilleurs outils et les meilleures idées si vous n’avez pas les ressources humaines pour s’en servir vous courrez à l’échec.

A l’opposé, il existe des points sur lesquels la responsabilité du Premier Ministre sortant est engagée. Il a été dit souvent que le premier ministre sortant ne disposait pas de suffisamment de liberté pour imposer sa vision à l’action gouvernementale. Admettons. Pourquoi a-t-il dès lors continué à servir de paravent à une action gouvernementale dont il n’était pas le principal animateur ? Mieux encore pourquoi a-t-il continué à accepter que les projets les plus significatifs, ceux dont le bénéficie politique était immédiatement perceptible, soient hébergés ailleurs que chez lui : Retour des réfugiés, Programme Spécial d’Intervention… ? Pourquoi n’a-t-il pas imposé ses réformes au risque de provoquer l’ire d’une partie des animateurs de la majorité qui, de toutes les façons, ne le portent pas dans leurs cœurs, plutôt que de vouloir manœuvrer pour durer ? Il aurait gagné la sympathie des mauritaniens qui compte plus que celle d’un groupe réduit d’apparatchiks qui ne l’ont ménagé à aucun moment et pour cause. L’incidence de ces coups de boutoir n’a été que plus amplifié par une incroyable faute stratégique de la part du Premier Ministre sortant : au lieu de s’entourer d’une équipe à même de répondre aux attaques et le protéger des intrigues, il s’est isolé en « abandonnant » à leur sort ceux qui pensaient pouvoir cheminer avec lui dans le cadre d’un projet politique sur le long terme. C’est une faute de débutant sans doute à mettre sur le compte de la jeunesse de sa carrière politique : guère plus de dix huit mois d’âge ! L’acteur politique, surtout quand il est leader, a besoin d’abord, pour la ceinture sanitaire, d’une équipe resserrée de penseurs puis d’une masse compacte de militants qui croient suffisamment en son étoile pour constituer autour de lui une ceinture de sécurité. Le plus grand défi qui se posera à lui aujourd’hui dans la perspective de la poursuite de se carrière politique, ce sera de remobiliser ses militants en leur donnant le sentiment qu’ils peuvent compter sur lui. Il pourra toujours, pour y parvenir, mettre en avant un « bilan » qui, à y regarder de plus près n’est pas si négatif qu’il n’y parait sur une année seulement d’exercice. Compte tenu de « la grandeur du dessein, de la petitesse des moyens » et du temps très limité dont il a disposé, nous pouvons lui savoir gré d’avoir lancé le programme Aftout Essaheli pour sécuriser l’approvisionnement en eau des populations de Nouakchott, le projet de ligne ferroviaire Nouakchott-Boffal et, ce qu’on peut mettre sur son compte personnel, d’avoir engagé la réforme de l’administration.

Pour le reste, nos hommes politiques, le Magistrat Suprême et le nouveau Premier Ministre en premier, doivent garder en mémoire que la démocratie, pour gagner en légitimité, doit se traduire par l’amélioration des conditions de vie du citoyen. L’urne est un symbole. En y jetant son bulletin de vote, le citoyen électeur y met un espoir et délègue à l’élu la mission d’améliorer son sort. On comprendra alors facilement que l’espoir tardant à se concrétiser, pire, le sort se dégradant, l’encenseur zélé d’hier se transforme en détracteur inconsolable et se jette dans les bras des extrémistes et des marchands d’illusions de toutes étoffes. Le printemps est une douce et belle saison qui voit les arbres reverdir et fleurir. C’est le symbole du renouveau et de l’espoir. A l’automne, les arbres perdent leurs feuillages. Les feuilles mortes se ramassent alors à la pelle ; « les souvenirs et les regrets aussi ; et les vents du nord les emportent dans les nuits froides de l’oubli ».

DIAGANA Abdoulaye

FRANCE